17/05/2005

star wars overdose

Mardi 17 mai
 
3:00. Fin de la soirée stars wars, après 5h de programme consacré au 2e opus avant la sortie du 3e demain. Je ne boude pas mon plaisir d’avoir mis un pied dans le monde de Georges Lucas, mais il me reste tant à découvrir, j’ai besoin d’un bon guide.
Je regarde l’heure et n’arrive pas à trouver le sommeil, Yo me hante de plus en plus. Je repense au livre que j’ai commencé la semaine dernière, ce livre de psychologie a visé juste concernant notre relation : Demain il faut que je trouve le courage d’appeler Yo, une action simple et pourtant si difficile en soi.
Mais avant c’était si facile, oui mais voila c’était avant, de l’eau à coulée, des vies se sont faites mais pourtant notre vie n’est qu’un battement de cils face au temps.

Entre deux séances d’écriture j’interroge le Yi-king au sujet de Yo, la question est simple :
« Y a-t-il une possibilité de deuxième chance avec ce dernier ? » et au surprise, pour la troisième fois depuis le début de cette année j’ai droit a la même réponse ce qu’il de part la nature même du Yi king est a proprement parler, improbable et irréalisable : La combinaison obtenue n’est autre que le 13e hexagramme :
 
La communauté des hommes, et son 5e verset.
 

hexagramme


Et invariablement j’ai droit à la même réponse :

Tout d’abord, les hommes unis en une communauté pleurent et se lamentent, mais ensuite ils rient. Après de grandes luttes, ils réussissent à se rencontrer.

Ce sont deux être séparés extérieurement, mais unis de cœur. Leurs situation dans leurs vie les tient à l’écart l’un de l’autre. Il s’élève entre eux bien des obstacles et des empêchements qui les font pleurer. Mais ils ne se laissent séparer par aucun obstacle et demeurent fidèles l’un à l’autre. Et bien que pour triompher des obstacles ils doivent leur en coûter de durs combats ils vaincront et leur tristesse se changera en joie quand ils pourront se rencontrer.
Confucius dit a ce sujet : « La vie conduit l’homme réfléchi par un chemin tortueux et divers. Souvent le cours est entravé, puis tout devient aisé. Ici une pensée éloquente s’épanche librement en parole, là le lourd fardeau du savoir doit d’enfermer dans le silence.
Pourtant lorsque deux êtres sont unis dans l’intimité de leur cœur, ils brisent même la dureté du fer et de l’airain. Et lorsque deux êtres se comprennent totalement dans l’intimité de leurs cœur, leurs paroles sont douces et fortes comme un parfum d’orchidées ».


Pour des raisons indépendantes de votre volonté, vous n’êtes pas en mesure de vous unir ou près d’une personne qui partage les mêmes sentiments que vous. Cela vous est très pénible. Cependant les liens secrets et profonds qui se sont tissés entre vous et sui vous rapprochent sont si solides, qu’ils vous donneront la possibilité tôt ou tard de vous retrouver.


C’est étrange plus j’essai de me convaincre que cet espoir est voué aux gémonies et qu’il ne sert a rien de m’accrocher et plus cette phrase d’Oscar Wilde devient présente et palpable :

« Nous sommes tous dans le caniveau, mais certains d’entre nous regardent les étoiles ».


Décidément le sommeil ne vient pas et je me surprends à guetter l’aurore aux doigts de roses, mon dos est plus douloureux que jamais et j’attends avec impatience l’ouverture du cabinet médical.

9:30. Direction le cabinet médical, j’espère être le premier à passer, j’ai une heure d’avance.
La porte passée, je me trouve au milieu d’une demi douzaine de personnes patientant pour voir le médecin. Le temps risque d’être long, heureusement je eut la bonne idée d’amener un livre avec moi, je vais reprendre la lecture du livre de psychologie qui m’a interpellé la semaine dernière : « Ces amours qui nous font mal. Les amours toxiques : les repérer et comment s’en sortir ».

Au bout de quelques minutes me voila en train de prendre des notes :
 




« En amour nos parents nous ouvrent la porte…
Mais tout le monde n’a pas la chance de rencontrer dès le début de sa vie amoureuse un homme ou une femme en or.
Ceux qui ont étés aimés continueront  à chercher en se détournant spontanément des tordus, des pervers et autres caractériels. Et ils finiront par rencontrer la « bonne personne ». En revanche, moins ou mal aimés, nous risquons de nous attardés dans une relation douloureuse parce que les dysfonctionnement conjugaux nous paraissent la norme.
Nos parents forgent notre vision de la vie conjugale. Ils nous ont servi de modèles ou de contre modèles (ce qui en revient au même : ils nous déterminent). De leur exemple, nous avons nécessairement tiré toutes sortes de croyances et de théories sur l’amour, qui marquent notre façon d’aimer. »
« Le premier amour est rarement le dernier car il sert à éponger les blessures de l’enfance et à sortir de sa relation avec ses parents. Généralement c’est le second qui est le bon. »
« Souvent l’être aimé devient le carrefour de nos rendez-vous affectifs, manqués et réussis. Dans un entrelacs compliqué que seuls des psychanalystes réussiraient à démêler, il incarne tout les défis amoureux du passé… »
« Les familles toxiques sont celle ou des individualités ne circulent ni du côté des parents, ni du côté des enfants. Chacun jouant alors un rôle qui sonne faux »


Ainsi, si j’ai bien compris le fils peut tour a tour prendre le rôle prématurément du mari ou de l’amant… Et la mère peut avoir un rôle de maîtresse ou de femme fatale, marquant à jamais la psyché de l’adulte en devenir au travers des yeux de l’enfant impliqué.
Ce livre est en train de m’ouvrir les yeux sur certaines conversations que j’avais eut avec Yo au moment ou je l’avais titillé sur sa famille que je trouvais d’une complexité alarmante dans sa composition (faut dire que je n’avais pas ce soucis de mon côté : père et mère unis dans la vie depuis 27 ans, pas de frères et sœurs, des grands parents maternels unis à la vie à la mort). Entre le divorce de ses parents à l’age de 2 ans et demi et le remariage de sa mère qui pour l’occasion avait dénigrée son rôle de mère auprès de lui et qu’elle n’a repris qu’au moment de son deuxième divorce vers les 12 ans de Yo. J’étais en train de me rendre compte que j’avais mis le doigt sur l’un des nerfs sensitifs de la légende personnelle de Yo.

« Entre le besoin et l’avidité d’amour
De part leur nature, certaines relations fabriquent de toute pièces une dépendance chronique. Les dons juans en savent quelque chose. Ils savent que pour se faire aimer, il faut souffler le chaud puis le froid, parler d’amour puis se taire. Aimer passionnément puis se montrer indifférent. Promettre et se dérober. Faire l’amour et ne pas rappeler. Donner un délicieux avant-goût de l’amour dans un flirt poussé, offrir une nuit d’amour sans donner suite mais en laissant miroiter que peut être…
Ces méthodes de dealers amoureux créer à coup sûr la dépendance affective. Une métaphore alimentaire l’explique bien : Imaginons un enfant bien équilibré qui joue tranquillement au ballon sans penser à manger.  On vient le chercher « pour goûter » (création du besoin). On lui montre alors toutes sortes de tartes et de gâteaux délicieux, en lui demandant lequel lui ferait plaisir (on lui fait miroiter la satisfaction du besoin). Il en désigne un. On l’installe confortablement à une table et on lui d’en manger quelques bouchées (oh ! délice) et… On lui retire l’assiette (le manque). C’est fini ! Il en aura peut-être. S’il est bien sage.


Evidement le gamin interloqué et furieux s’accroche à cette histoire de gâteau (la dépendance). Qu’est-ce que ça veut dire ? Il veut comprendre. Il a peur : c’est du sadisme ! Il n’avait rien demandé. Il se souvient de toutes ces bonnes choses. Il en à l’eau à la bouche.
En amour la même méthode engendre les mêmes maux.
Face à tant d’émotions, nous croyons à l’amour quand il s’agit de déstabilisation, de peut d’angoisses et de frustrations.


Il arrive aussi que notre dépendance affective date de l’enfance quand nos parents, nous ayant très tôt privés d’affection nous ont fait miroiter que nous serions aimés, peut être à condition d’être drôle ou gentils ou bêtes pour que toute la famille se sente comparativement si exceptionnelle…
Cette promesse d’amour a créé en nous un besoin fou d’être aimé sans condition, n’importe ou, n’importe quand, par tout le monde. Pour qu’on nous aime un tout petit peu, nous serions capables de faire n’importe quoi… […] En revanche quand le premier attachement à manqué nous souffrons d’une avidité d’amour telle que notre demande d’amour ressemble à celle du drogué. De l’affection, de la tendresse de l’amour, de l’attention, de l’attachement…Il nous en faut beaucoup, toujours plus, tout le temps et de n’importe qui… Nous nous jetons dans l’amour les yeux fermés, comme les plongeurs en apnée se jettent à la mer à corps perdu, sans sécurité ni gilet de sauvetage.
Cette faim insatiable ressemble à celle des affamés qui se ruent sur la nourriture dans le désordre et avalent n’importe quoi, en trop grandes quantités et en perdant de vue leurs autres besoins. Cette manière de se gaver d’amour et de le charger de peurs, de fantasmes, de manques, de jalousie, de fusion, de passion… permet de remplir ce vide intérieur, ce vide fondateur du manque affectif de l’enfance. »


« Ceux qui ont peut d’aimer…
Si encore ils était odieux, froids et distants, égoïstes, incapable de partager… mais c’est tout le contraire : ni malaise, ni tension due à une hostilité contenue. Ils sont charmants. Elles sont amoureuses : les débuts sont idylliques et… rapides. Tout commence par une conquête à la hussarde, des déclarations enflammées, une montée au pinacle de notre obscure petite personne. Ils s’emballent avec un enthousiasme que les sceptiques jugeraient : « trop beau pour être vrai » mais que les romantiques appellent « coup de foudre ».


Des débuts prometteurs
Pour nous conquérir en effet, ils sont capables de tout. Dans un stade de foot plein à craquer et filmé à la télévision un soir de Coupe du monde, ils écrivent sur une banderole diffusée dans le monde entier : « X, je j’aime ! » Ils nous feront envoyer des dizaines de roses. Ils se répandent en cadeaux et petites attentions (ce ne sont pas eux qui oublieraient un anniversaire, une fête, un coup de fil après un rendez-vous important…). Ils se ruinent pour nous emmener en week-end. Si elles sont des femmes, elles retiennent notre pointure de chaussures et notre tour de col afin de trouver les mules en chevreau qui remplaceront avantageusement nos vieux chaussons. Et dégotent la chemise d’une improbable couleur « azur » assortie au bleu de nos yeux. […] Car ils sont sincères, les hommes et les femmes qui ont peur d’aimer. Ce ne sont pas des don Juans ou des séductrices jouant la sérénade pour nous faire tomber dans l’escarcelle de leurs conquêtes. Ils ne cherchent ni la quantité. Ni la performance. Ils ne séduisent pas non plus regonfler un ego défaillant, avide de se voir beau dans le regard d’un maximum de belles. Non ils aiment vraiment et lorsqu’ils parlent de fiançailles de mariage, de famille, de bébé, de projets… c’est avec la conviction de vouloir construire une relation stable et définitive.
Or, c’est justement cette sincérité qui le rend si dangereux car ils finissent par se convaincre – et nous convaincre aussi – que nous sommes fait l’un pour l’autre… Que nous sommes l’homme ou la femme de leur vie. Et pourquoi nous méfierions nous lorsqu’ils parlent d’un nous conjugué au futur ? Ils insistent tant pour être présentés aux amis, à la famille, pour se fiancer au plus tard se marier, et pour vivre ensemble « le plus tôt possible ». Voila c’est fait ! Nous sommes à notre tour conquis. Nous allons pouvoir commencer à construire du solide. Nous entrons dans leur jeu abandon et confiance dans l’amour et l’avenir. C’est alors que…


Deux pas en avant, trois pas en arrière…
Oh ! Ce n’est presque rien : juste un peu moins d’enthousiasme, un peu moins d’attentions, « trop de boulot tu comprends », un anniversaire fêté le lendemain du jour dit. Le ton a baissé d’un cran. Les conversations ne sont plus les mêmes. On nous parle désormais de la pluie et du beau temps, des dernières nouvelles d’Alsace ou d’ailleurs, comme si l’on fuyait ces discussions intimes qui faisaient le régal des premières rencontres. Notre amour ne veut plus nous connaître ni se faire mieux connaître. Que ce passe-t-il ?
C’est comme une angoisse que monte, qui monte… et vient bloquer l’échange. Puis sans calcul ni préméditation survient une série de contretemps. Quand il s’agit d’être présenté à la famille, par exemple. Un embouteillage, un accident sur l’autoroute, un problème de dernière minute au travail, les empêchent d’honorer le rendez-vous, qu’ils peuvent avoir eux-mêmes fixé. S’il a été question d’emménager ensemble, ils mettront des mois à faire leurs valises, résilier leur bail, à faire leurs changements d’adresse… Pour le mariage, il leur manque des papiers et le jour même de la cérémonie, il est arrivé que le ou la marié(e) se défile purement et simplement.
Pour reculer devant cet engagement qui les affole, il existe d’autres méthodes moins radicales mais tout aussi efficaces. Au moment de joindre les actes à la parole, quelque chose se met à clocher en nous ou dans la relation. Finalement ils estiment que tous ces projets que nous avons fait ensemble (et sur leur initiative faut il le rappeler ?) ne leur apporterait rien de bon. Nous qui étions l’homme de leur rêves, tombons du piédestal sur lequel ils nous avaient hissé : Nous ne sommes plus tout à fait à la hauteur. […]
Quand nous l’invitons pour un dîner aux chandelles et qu’au dernier moment ils nous téléphonent pour nous dire qu’il est retardé au bureau, la première fois nous comprenons. La seconde fois nous nous étonnons. La troisième fois nous pensons avoir fait une erreur qui expliquerait cette dérobade en cascade. […]


Impossible de savoir à quoi s’en tenir…
Car ils semblent vouloir reprendre au plus vite leurs distances comme s’ils jouaient leur vie. Mais dans le même temps, ils ne veulent pas nous perdre. Si bien qu’ils nous laissent en suspens, dans un entre deux qui rend fou. Qu’ils rompent une bonne fois pour toutes et nous saurons au moins à quoi nous en tenir. Nous pourrons enfin reconstruire sur d’autres bases et sans compter sur eux. Mais non, leur valse-hésitation nous maintient dans une expectative usante. […] Parmi ces hommes qui ont peur d’aimer, certains arrivent à mener une vie de couple, mais à condition de nous mettre sans cesse à distance et par toutes sortes de procédés plus ou moins appréciés. Certains cloisonnent leur vie  de manière à rendre leurs deux mondes, affectif et professionnel, absolument étanches […]. D’autres mentent pour des bêtises […] pour se donner l’illusion d’être libres.


Des claustrophobes de l’amour
Cette peur d’aimer, nous l’éprouvons tous. Peur d’être engloutis par la passion. Peur d’y perdre notre identité. Peur d’être rejetés, abandonnés, trahis, trompés… Il n’existe pas d’amour vrai, sans crainte de le perdre d’une façon ou d’une autre.
Néanmoins, il ne s’agit pas ici de ces peurs légitimes mais d’une angoisse irrationnelle ne pouvant se comprendre que si on la compare à une sorte de claustrophobie de l’amour.
En effet cette peut d’aimer ne se raisonne pas. Elle n’est même pas consciente à la manière des prudents qui prévoient toujours le pire pour conjurer le mauvais sort et se réjouir du meilleur. Non, ces claustrophobes d’un genre particulier semblent avoir le vertige ou une allergie. C’est-à-dire qu’ils réagissent par l’angoisse, par un réflexe de panique dans une situation donnée. Et cette « situation donnée » est l’amour partagé.


Si nous voulons survivre à la souffrance qu’ils nous causent il est essentiel de comprendre que nous ne sommes pas véritablement concernés. Nous n’avons rien dit, nous n’avons rien fait. Nous n’avons pas été décevants, c’est la situation qui leur semblait intolérable… Et c’est justement parce qu’il nous aiment trop qu’ils doivent nous fuir.Ca plus l’amour est partagé, plus la relation est harmonieuse, plus nous leur apportons des preuves de notre désir de continuer, plus ils se sentent… Coincés. Que nous nous appelions jules ou Manon, que nous soyons grand ou petit, que nous ayons fait des études supérieures, ou que nous soyons un as de la pastilla, ne change rien à leur vertige. Le problème se situe entre eux et… eux. Ils étouffent de l’amour comme un claustrophobes dans une cage d’ascenseur. […]

Nos pauvres remèdes aggravent leur mal
Les silences et les éloignement soudains, les dérobades incompréhensibles, les ruptures brutales nous plongent dans une détresse d’autant plus forte que nous n’y comprenons rien, et d’autant plus vive que nous avons connus avec eux tout les délices de l’amour vrai : sensualité, abandon, confiance, projet d’avenir, bien être suprême… Et c’est précisément au moment ou nous atteignions l’apogée du partage qu’ils nous ont privés de ces bonheurs avec eux savourés.
Pour remédier au mal, pour récupérer cet amour qui nous échappe, nous pouvons avoir une très mauvaise idée : Celle de donner encore plus d’amour, encore plus d’attention, encore plus d’affection… Pour nous rapprocher nous allons écrire de longues lettres de justification, envoyer des déclarations d’amour passionnées, jurer que notre amour durera toujours… par tout les moyens, nous allons chercher à les rassurer sur notre bonne foi conjugale, afin de retrouver l’éblouissement des débuts et de reconquérir leur cœur volatile.
Mais ce faisant, nous obtenons l’effet exactement inverse à celui escompté. Car plus nous nous montrons attentifs, compréhensif, plus nous cherchons à être encore plus parfaits, encore plus amoureux et proches et plus nous renforçons leurs phobie […]
Le mieux est de s’aligner sur la distance affective qu’ils nous imposent et d’attendre, en espérant que ce sas aménagé entre nous leur permettra de se rassurer et de réfléchir. Préventivement, méfions nous aussi de ces êtres a coup de cœur qui sans nous connaître, parlent de nous enlever. Trop de précipitation dans l’amour peut présager d’une égale précipitation dans le désamour.
Cherchons ensuite à savoir a qui nous avons affaire. Avec eux, ça n’est pas très difficile. Ils se livrent aisément dans les premiers temps de la rencontre et racontent volontiers leurs précédentes déceptions amoureuses. Ne nous précipitons pas pour les plaindre. Ecoutons-les plutôt très attentivement et en décodant ce qu’ils disent. Que leur est il arrivé ? Comment parlent-ils de leurs ex ? […] car ce sont autant d’indices qu’ils nous donnent naïvement sur… ce qu’il ne tarderont pas a nous faire subir. On ne change pas. »


Et c’est vrai je me souviens qu’au début lors d »un après midi devant l’ordinateur il me montrait ses ex et ce qui n’allait pas chez eux, le dernier était un menteur patenté et l’avant dernier avait cru trop vite a leur histoire, mais retenons le il n’est jamais resté plus d’un mois avec ces personnes… quand au dernier en date, oui mon successeur, lui était trop torturé intérieurement, et cela n’a duré de 15 jours.

« Analysons tranquillement leur personnalité. Les plus phobiques du lien étendent l’impossibilité de s’enfermer dans une relation à leur vie professionnelle et amicale. Ils peuvent travailler par exemple en libéral. Ou bien choisir des professions leur permettant d’être par monts et par vaux, sans se soumettre au contrôle précis d’un chef ou d’une pointeuse. Avoir a rendre des comptes leurs est plus qu’impossible : insupportable. […] »

Et effectivement en analysant le comportement de Yo, c’est l’évidence, après avoir été mannequin, puis comédien… Il s’est retrouvé sous la coupe de l’une de ses copines qui tenait un magasin de chaussures, et l’idée même d’être commandé lui a été insupportable… résultat il n’a pas reconduit son contrat et à postulé pour devenir responsable de l’Apurimac… La le bonheur avant d’y aller puis il a très vite déchanté, la première semaine en étant surveillé par la responsable de Dijon, puis par la suite en donnant ses résultats deux fois par jour au big boss du groupe (j’en ai été témoin le jour ou j’ai été dans son magasin) puis sa rebiffade le même jour lorsque l’une des responsable du groupe et amie intime de la créatrice à voulu voir la gestion du magasin… Au dire de sa vendeuse, il en a été malade.
A présent cela à l’air d’aller beaucoup mieux dans son nouveau travail en étant commercial pour des assurances le voila en train de vadrouiller par mon et par vaux au travers de toute la région Rhône-Alpes.

« De même, ils déménagent souvent. […] Ils ne posséderaient ni maison, ni meubles et détesterait l’idée d’être propriétaire ? Ils peuvent avoir des amis très cher qu’ils voient… une fois par an. Où vivre des amitiés intenses qui tournent court dès qu’il s’agit d’installer cette intimité dans une durée. Ils préfèrent souvent la compagnie des livres, des timbres, du vélo, de la musique à celle des gens. Ils papillonnent d’une rencontre à l’autre, en se satisfaisant de séduction superficielle à surtout ne pas approfondir, ce sont des adeptes des amours de vacances par définition sans lendemain. »

Là j’ai de la chance, même s’il est vrai qu’il a déménagé de nombreuses fois ces dernières années : Allemagne, suisse.  La il en a marre et souhaite s’établir et concernant ses possessions même s’il n’a jamais eut de meubles, il viens de s’en acheter et souhaite s’acheter un logement à Lyon. Concernant les amitiés je ne le jugerais pas sachant que je fais a peu près la même chose, Titi que je considère comme mon grand frère je ne le vois une fois tout les ans et je ne l’appel jamais et tant d’autre…


« Trouver la bonne distance
Une fois que nous aurons bien cerné la psychologie du personnage, nous saurons qu’il lui faut beaucoup d’air, de liberté, d’espace et de marge de manœuvres. Nous comprendrons qu’il ne faut pas relever ses pauvres petits secrets, ses pauvres petits mensonges et ne jamais l’interroger sur ses sorties et son emploi du temps. La nous pouvons ruser, car il leur suffit de se sentir libres pour se sentir mieux. »



Là j’ai mal joué la dernière fois en lui revoyant dans ses gencives toutes ses petites manigance constatée depuis le mois de janvier. Mea Culpa ! Mais qu’est ce que cela m’a fait du bien.


« Dernier écueil à éviter, celui d’attendre les coups de téléphone qui ne sonnent pas, les vacances qu’il ne se décident pas, l’emménagement qu’il ne fait pas, le mariage qui ne se demande pas, la rupture avec « l’autre » a laquelle ils ne se résolvent pas… Car plus on attend, plus on espère plus sentent coupables et plus l’envie de se dérober augmente. Veillons également à ne pas sombrer aux reproches. A ne pas vouloir gommer nos supposés défauts pour leur convenir mieux. Ces efforts seraient non seulement vains, mais interprétés comme autant de preuves d’amour dans lesquelles ils se croiraient piégés. Bref, il faut avoir l’air IN-DE-PEN-DANT !
Puisqu’ils étouffent dans l’amour, l’intimité, l’harmonie, l’engagement… Prenons les distances qu’ils souhaitent, soyons moins aimant, moins démonstratifs, plus froids, plus distant mais surtout, vivons sans les attendre, sans les espérer. Alors il se peut qu’ils reviennent comme au premier jour, pour repartir dès que nous semblerons à nouveau conquis… »


Je referme le livre hagard, mais la tête pleine de conseils. Certes j’ai fait pas mal d’erreur pour le garder, et finalement je dois être moi-même : indépendant, comme je l’étais avant de le rencontrer, en conséquence de cause je vais prendre les mesures qui s’imposent, d’ailleurs cela m’arrange je n’aurais plus besoin de me forcer.
Après tout s’il m’a recontacté en janvier c’est qu’il était persuadé que j’étais avec quelqu’un ce qui expliquait mon mutisme et donc que son «amour » (nié) était en train de lui filer entre les doigts, aussi il fallait le reprendre.

Après réflexion ce livre devrait être fournit à tous adolescents dans le cadre de son éducation sexuelle et sentimentale ! Oui, oui à mettre juste à côté du manuel d’éducation sexuel !

Tout en réfléchissant et en lutant contre le sommeil j’observe les autres patients de mon médecin et je suis amusé par mon voisin de droite, ce dernier s’impatiente et trépigne dans son fauteuil. Je l’entends bougonner sans pour autant comprendre ce qu’il dit mais le pire c’est qu’il se croit drôle apparemment.

10:45. Toujours pas de médecin, ce dernier est en retard, mes voisins s’agitent celui de droite interpellent mon voisin de gauche, il lui parle mais décidément je ne comprends rien c’est tout sauf du français on dirait plutôt le doubleur de Chewbacca qui s’exprime, je commence à en rire intérieurement… Puis il continue encore et encore… Ai-je abusé de Star Wars cette nuit ? Je ne pense pas.

12:00. Je passe enfin devant le médecin, lui explique a nouveau mon mal de dos et la zone concerné, ce dernier est désappointé, l’amélioration constaté la dernière fois a disparu le verdict est simple : arrêter la rééducation en piscine, éviter le vélo et rester chez moi au calme sans bouger. Garder un maximum la position allongée.
Je ressorts du cabinet avec une prolongation de l’arrêt de travail de 15 jours et une médication alarmante.

Arrivé tant bien que mal jusqu'à la pharmacie des forges, je suis surpris de voir autant de beaux jeunes hommes à l’intérieur, à priori des commerciaux de part leurs costumes cravates et leurs attachés cases. Et mama mia celui qui est juste devant moi je ne cracherais pas dessus, blond, les yeux bleus et le visage fin… Grr miam ! Ma pharmacienne me fera alors mourir de rire en s’adressant a tout ce petit monde et en pointant du doigts son collègue (celui qui me court après) en disant : « Je n’ai jamais eut autant de beaux jeunes hommes si bien habillés ici, ça change… »
Puis elle en vient à observer mon ordonnance et sera effarée par la posologie, un traitement de choc. En attendant son retour je m’amuse a titiller le toutou des lieux, la charmante Simone, qui a su nous faire craquer la première fois que nous sommes venus ici avec Yo et qui apparemment est en train de faire craquer le beau représentant qui s’amuse a la caresser en même temps que moi la roue tourne.
La pharmacienne de retour, elle s’intéresse et s’interroge à propos de ma hernie ; une fois l’histoire de la hernie refaite elle ne pourra que confirmer et constater,  qu’effectivement je suis physiquement bien différent de la dernière fois ou elle « nous » a vue.


23:51 Écrit par fox | fox | | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |  Facebook | |

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