19/04/2005

Méditerranéen

Vendredi 25 mars

9:00. Kennedy avec miss Pat. Toujours aucune nouvelle de Yo, il commence à me gaver, voila qu’il recommence à jouer à « Fuis moi je te suis, suis moi je te fuis » Grrrr !

Une grande partie de la journée sera consacré à échanger nos impressions concernant la réunion d’hier, les objectifs demandés etc.
Une information donnée pendant la réunion me laisse songeur, bientôt nous ne serons plus des conseillers mais des commerciaux, quand je pense que big mama jurait ses grands dieux que jamais on ne nous changerais le cœur de notre métier : celui de conseiller aux mieux nos clients. Et voila qu’à présent on change l’intitulé de notre poste, mais cette information bien sur ne nous à pas été donnée par Big Mama, mais par Miss Terraccotta, la responsable produit du secteur grand Est.
Me voila en passe de devenir commercial, cela me rappel vaguement quelqu’un…
Mais cela me rappel encore plus qu’elle qu’un lorsque l’on nous à annoncer que le premier produit que nous allons vendre se nomme : des assurances… Grrr ! Il vient même me hanter jusque dans le cœur de mon métier, vivement que je me casse, que je change de clientèle et que je me prépare un avenir  tout autre en reprenant mes études, maintenant que je me suis trouvé une voie.
 
Tient en pensant à cela j’en réfère à miss Pat’ elle m’encourage. Je sais depuis des années qu’elle-même cherche à se recycler mais avec deux enfants à charges et une maison en construction ce n’est pas facile.
Ainsi elle me parle des deux métiers qui lui plaisaient : chasseuse de tête pour le milieu de la mode ou la police scientifique. D’ailleurs, pour cette deuxième orientation elle avait passé des tests qu’elle avait réussit, mais une chose l’avait marqué à l’époque, c’était l’énoncé d’une des questions du questionnaire qu’elle avait remplit : « Aimez vous nettoyer vos toilettes ? ».
Question à priori mal rédigé ; on aime une musique, son compagnon, ses enfants, le gâteau au chocolat, mais on n’aime pas récurer ses toilettes, on le fait par nécessité.

17:30. Je prends la direction du haut de la rue des Godrans, depuis quelques jours une idée me titilles, j’y ai remarqué une petite jardinerie proposant un charmant petit olivier à 15€ qui pourra j’en suis sur remplacer celui que mon père m’avait offert l’année dernière à l’occasion de mes 24 ans et qui a malheureusement geler cet hiver surpris par les -13°c que nous avons eut à Dijon.
En passant par la place François Rude, je me ferais dévisager par un petit gay que j’avais déjà remarqué il y a quelques jours à la Fnac, en même temps je n’ai pas envie de pavaner d’ailleurs ce n’est pas avec ce vieux T-shirt Morgan bordeaux et mon jean que je vais-je le pense faire des touches.

J’arrive enfin à la jardinerie, je suis accueilli par une charmante vieille dame qui a peine à marcher, j’en ai mal pour elle, mais elle tient absolument à m’aider et à me conseiller. Apres 10 minutes nous trouvons enfin le petit olivier, au moment de passer en caisse mon regard se pose sur de petite jardinière parfaites pour mes rebords de fenêtre, aussi je décide de me faire plaisir et d’investir dans un peu de décoration extérieure. Et nous revoilà dans la rue à choisir les petites plantes qui prendront place dans les jardinières.
La première plante que je choisi est un petit piment d’ornement aux charmants fruits rouges carmin, il sera suivi d’un petit lierre panaché assez volubile et vigoureux pour recouvrir toute l’espace qui l’entoure, à la manière d’une galaxie caressant les étoiles.
Je suis heureux d’être entourée de toutes ces plantes, j’ai l’impression d’être chez mes parents, de reproduire ses instants de bonheur simple et de communion que je vis à chaque fois que j’accompagne ma mère dans une jardinerie à la recherche de la plante qui sera consacré star de l’été au jardin.
En parlant de plante Star, j’ai trouvé cette qui trônera au centre de la première jardinière : un Ibiscus prêt à laisser ses boutons floraux exploser et illuminer mon rebord de fenêtre.
Puis pour la deuxième jardinière mêmes habitants (piment d’ornement et lierre panaché) si ce n’est que je remplace l’ibiscus par un simple œillet poète.

Puis vient le moment de passer en caisse, la ou je pensais m’en tirer avec 15€ je sortirai de la jardinerie soulagé de 60€, mais je fais même pas la moue, je me suis fait plaisir, et vu ce qui se profile à l’horizon ce n’est pas prêt de s’arrêter, de l’autre côté de la rue je découvre une enseigne que je n’avais jamais remarqué : Oliviers & CO.

Si tôt vu, si tôt entré, et me voila à fureter de droite à gauche. Je retrouve certains produits présents au « Quai des oliviers » à Lyon, notamment les pâtes italiennes.
Je me fais interpeller au bout de 2 minutes par la gérante du lieu, elle ne semble pas d’un abord facile, elle n’a pas les traits rieurs et la sincérité du regard de Vincent Estrade, le gérant du magasin lyonnais (pour le plaisir revoici l’adresse mail, le site à changé et évolué : http://quai-des-oliviers.com/) Ni même l’envie de faire découvrir ses produits, impossible de goûter l’huile d’olive, moi qui cherchait une huile aux accents herbacés, ou au goût d’écorce, ce n’est pas grâce à elle que je les trouverais, tant pis je me rabat sur mes produits de bases : Zafferano (Pâtes au safran), Germe di grano (Pâtes aux germes de blé).
Puis me laisse tenter par deux autres produits : de la pâte d’olives noires et de la tapenade aux olives noires & citrons confits, produit que je ne connaît pas mais que j’imagine aisément délicieux.
Je ne m’attarde pas trop, je garde dans un coins de ma tête l’adresse de ce magasin, il sera bon pour me réapprovisionner en produits de base mais le côté très ou trop standardisé des produits me fait tiquer. Pour des produits plus atypique je préfère me laisser conseiller à Lyon.

18:30. Je rentre chez moi les bras chargés de paquets ce qui ravira Easydor, qui pourra laisser libre court à sa curiosité habituelle.
Je profite du temps qu’il examine le contenu du sac du magasin méditerranéen pour habiller mes rebords de fenêtre avec les nouvelles habitantes. Pour l’instant je les laisses dans leurs godets je ferais mes jardinières plus tard.
Décidément je suis heureux en cette fin d’après-midi, je retrouve ce qui fait mon bonheur tout simple, des plantes, des produits corsés et ensoleillés, ne suis-je pas méditerranéen après tout !

18:53. Je profite de mon bonheur jusqu’au moment ou arrive sur mon GSM un SMS qui aura tôt fait de faire voler en éclat comme à chaque fois mon bonheur retrouvé. C’est Yo, il m’indique qu’il se rend à Paris en avion, et que par conséquent il ne passera pas par Dijon.
Je suis un peu écoeuré, j’ai bloqué mon week-end pascal pour rien, ce n’est pas lundi que je verrais ma cloche préférée revenir, peut-être à t’il eut peur que je fasse cette association d’idées.
J’irai me consoler sur le net en discutant avec une jeune et jolie maman (qui se reconnaîtra), j’échafauderai tout un plan pour la soirée, je m’imagine assez bien revêtir mes habits de Don Juan et partir à la conquête de quelques beaux males au Wooz et pourquoi pas kidnapper le bel Antoine et le laisser bercer tout mon week-end par sa voix grave et suave, voix qui est loin de me laisser de marbre…

20:00. Je m’effondre comme une loque dans le fauteuil club, comme à chaque fois mes nerfs se relâchent brutalement et provoquent une décontraction totale de mon être me faisant sombrer dans un sommeil cathartique.

21:30. Au prix d’un effort surhumain (on se moque pas merci !) je rejoins avec peine mon lit. Adieu soirée au Wooz et le bel Antoine, Morphée m’a attrapé et ne compte pas me lâcher. Je goûte au repos du corps a défaut de celui de l’esprit, autant me laisser aller demain il faut que je sois levé à 6h, je suis de permanence téléphonique à la toison d’or.

22:30. Je me fais réveiller par la sonnerie de mon GSM, pas besoin de décrocher je sais que c’est Edouard j’ai reconnu la sonnerie qui lui est dédiée et puis le temps de ramper et d’attraper l’engin il aura fini de sonner. La tête embrumée j’écoute le message laissé par Edouard, il souhaitait passer pour voir ce qu’avait mon PC. Il me dit être passé devant chez moi et n’avoir vu aucune lumière, aussi se demande t’il ce que je fais !
Ce qui ne manque pas de me faire sourire ; que peut faire quelqu’un dont la lumière de son appartement est éteinte à 22h30 ?
4 possibilités me viennent immédiatement à l’esprit :

1) Le locataire est absent (fort probable…)
2) Le locataire est mort (on ne rigole pas cela arrive… mais vu mon jeune age …) ;
3) le locataire fait zizi pan pan (heu pour cela il faut avoir quelqu’un dans sa vie… bref passons)
4) Le locataire dort (très forte probabilité et logique, mais a priori la logique des choses n’effleure pas Edouard)

Il me dit s’excuser de ne pas être passé avant, et que si cela peut me tenir de vengeance subtile son ordinateur a planté également… Il me demande de le rappeler. Je verrais cela plus tard, pour l’heure je préfère finir ma nuit et puis le coup de l’autre soir me reste encore en travers de la gorge. 

05:16 Écrit par fox | fox | | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |  Facebook | |

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