19/04/2005

Maybe in love

Lundi 14 mars 

14:05. Je rentre chez moi après une visite éclair pour déposer le chèque de mon loyer, mes pas se perdent et résonnent dans la petite rue Vauban mais ne trouvent pas d’écho dans mon esprit, je cherche encore les mots à dire à Yo, j’en connais une partie : « Tu manques à ma vie ». Mais je ne sais comment lui dire, je ne sais quel canal utiliser, tenter d’en faire un SMS est au dessus de mes forces, c’est trop douloureux et l’appeler n’en parlons pas. Je suis trop fier et conscient de ce fait, j’ai été blessé et à ce niveau là on ne me refera pas.

Pour me changer les idées je décide d’aller hanter les rayons de la FNAC, pas de grosses nouveautés manga, impossible de trouver le DVD d’Axelle Laffont, un coup d’épée dans l’eau. Enfin pas tant que ça si j’en juge les regards furtifs et les allées et venues du jeune homme à mes côtés. C’est vrai qu’il est mignon mais quelques chose me gène peut être son bouc un peut trop fourni à mon goût !

14:27. J’appel Edouard pour savoir ce qui à motivé son appel de ce matin ; peut être la cigarette et son soit disant drôle de goût… Non, d’ailleurs à cette suggestion la réponse sera toute simple c’est ton mec qui à de drôles de goûts (NB, Edouard : Yo n’est plus mon mec !) puis il me demande ou je suis-je lui répond tout naturellement : la fnac. Edouard voulait me rejoindre mais finalement a trouvé le chemin trop long, qu’a cela ne tienne je viens le rejoindre, il me défie en me disant qu’avant que je le rejoigne il sera rentré chez lui.
Oh oh ! Un défi. Et voila p’tit Fox courir à en perdre haleine rue du bourg, puis rue Roussin pour finir rue de l’école de droit (top chrono 3 minutes) et je retrouve mon Edouard à l’angle de la rue Chabot Charny, nous finissons le chemin ensemble, nous prenons quelques minutes pour discuter chez lui. Il me trouve ailleurs, je réfute pourtant je m’observe dans son miroir sans me voir depuis 5 minutes. Oui je suis peut être un peu ailleurs, j’ai l’impression d’être entouré par la marque Dolce Gabbana, aujourd’hui : la chemise qui m’a fait m’arrêté face à une vitrine, tout a l’heure, puis cette montre et enfin le coffret de parfum près de la fenêtre de l’atelier d’Edouard. Edouard me dit alors, et bien c’est clair, appel le… Oui c’est facile à dire
Mais si compliqué a faire.

15:00. Je rentre chez moi près a préparer mon avalanche, me reste plus qu’a prendre mon courage a deux mains.

15:30. Tient R vient de se connecter à MSN, nous reprenons nos babillages habituels, mais la conversation prend très vite une tournure sentimentale, les choses vont vite, trop vite peut être ou alors je ne suis plus habitué. Nous parlons de nos amis et de nos attentes en terme de relations. Il me parle de faire sa vie avec, je reste interdit. Depuis quelques mois maintenant j’en suis sur rien est éternel, mais je ne lui dis pas, il faut qu’il apprenne de lui-même du haut de ses 19 ans.

17:30.Il me confirme être a Dijon samedi, je vais pouvoir le voir en chair et en os, je le sais déjà le premier regard sera décisif, ami ou amant cela va se jouer en une fraction de seconde.
Aussi je lui dis, j’estime être assez franc à ce niveau là, je ne tiens pas à le faire souffrir et le leurrer comme on m’a leurrer dernièrement. Pas de poudre aux yeux. Lui en est sur, je suis celui qu’il attends.

1:30. Tout en blogant et en retranscrivant les archives de mon téléphone, je trouve une similitude entre le dernier SMS de Yo et ses SMS de septembre.
Après comparaison, oui c’est la même simplicité, les même termes. Je fonds en larmes en constatant cette similitude. Finalement cela ne sert à rien de lutter. J’ignore toujours ce qu’il cherche à faire ou à obtenir de moi, la méthode m’est familière et usée mais elle réussit quand même. Une seule chose diffère, entre ces messages comparés, il s’est passé du temps et des sentiments.
Ironie du destin, je te livre la musique m’accompagnant à cet instant.

 

Il ne manquait que toi
 

Un collier d’oranges amères
Une étole de verre
Une réponse sans prière
Une étoile de terre
Et dans ce sourire étrange
Le visage d’un ange qui me rappelle qu’ici-bas


Il ne manquait que toi
Pour que le combat ne se livre pas
Je rends les larmes
Toutes celles qu’on ne choisi pas
Je te donne mon âme
Si tu ne le prends pas

Le souffle d’une eau qui chante
Une odeur de menthe
La douceur d’une course lente
La dernière attente
Dessine moi un mystère
Que rien ne peut défaire
Qui me rappel qu’ici bas

Il ne manquait que toi
Pour que le combat
Ne se livre pas
Je rends les larmes
Toutes celles qu’on ne choisi pas
Je te donne mon âme
Si tu ne la prends pas

A force de se réfléchir dans un miroir de souvenirs
J’en oublie que mon avenir est presque là

Il ne manquait que toi
Pour que le combat
Ne se livre pas
Je prends les larmes
Toutes celles qu’on pleure de joie
Maintenant que mon âme
Se souvient de toi
Il ne manquait que toi.

Lara Fabian – Jean Félix Lalanne - Album : 9







05:10 Écrit par fox | fox | | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |  Facebook | |

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