30/01/2005

Résolutions… A quoi bon ?

Samedi 1er Janvier

8h00. Je m’éveil, si l’on m’avais dit que le 1er janvier je serai éveillé à cet heure-ci, je l’aurai cru certes, néanmoins sous certaines conditions ; Par exemple après avoir passé une nuit blanche, mais surtout pas après avoir passé une nuit faite de 10 heures de sommeil.

Je flâne chez moi et profite du calme extérieur, pour une fois il n’y a aucuns bruits, je verrais la première voiture passer vers 9h30, ce que je ne manquerais pas de constater. Néanmoins la fraîcheur externe ne me donnera pas envie de quitter mon sweet home, mais plutôt de me blottir sur mon canapé, ce que je ne manquerai pas de faire dans la journée.

La tradition veut que aujourd’hui et pendant une durée de 31 jours l’on fasse ses vœux à toutes personnes. Néanmoins, je me suis rendu compte qu’elle me permettait également de vider mon téléphone des numéros inutiles et obsolètes qui l’encombre. Ainsi, on envoi ses vœux et on regarde qui réponds, on répond au vœux, on conserve, on ne réponds pas on vire.
De plus, c’est également le jour de l’année ou mon téléphone sonne le plus souvent.
 
1) Car je ne suis pas un fan de cet appareil, j’en ai un greffé à l’oreille entre 4 et 6h par jour au travail et ça me suffit !
2) Avec mes amis je préfère me déplacer pour leurs parler ou pour les voir plutôt que de leurs parler au téléphone tout en faisant autre chose, cela à plus d’impacte et est plus respectueux, surtout lorsqu’ils habitent dans la même ville, ou la même région.

10:00. Je déclare la grand messe du portable ouverte, on comme par la famille, premier SMS de Papa, ce qui m’étonne grandement, il apprend vite a se servir de son GSM ou alors c’est  un coup de mère bien aimée !?

11:00. Petit surf sur le net, on envoi des mails aux personnes qui me sont chères bloggueurs et amis, loin, très loin sur la planète : Belgique, San Francisco, Nouméa.
 
11:30. Appel à mère bien aimée. Elle est étonnée de m’avoir si tôt, et c’est la voix toute endormie qu’elle me posera la question tant crainte : « Mon chéri as tu passé une bonne soirée ? Qu’as-tu fais ? »
La réponse est simple je suis resté à la maison et me suis couché tôt. Elle en est désolé, je ne le suis pas l’année 2004 s’est achevée comme elle avait commencée, mal.
Innocemment, je lui dis de remercier papa pour son message de ce matin, Bingo ! Ce n’est pas lui qui à envoyé le SMS mais elle ! Me disais bien aussi que son apprentissage était étonnement rapide pour quelqu’un qui comme lui est réfractaire à toute technologie moderne.

13:30. Mon téléphone commence à s’agiter. D’abord Edouard, qui m’appel, je ne réponds pas, je n’ai pas envie de me justifier immédiatement pour hier soir. Il me laisse un message. Je l’écoute et en suis très touché, j’ai d’abord droit à une mise au point, il ne m’en veut pas pour hier soir, c’était mon choix. Il me dit être chez ses parents mais que je peux l’appeler à tout moment si je le souhaite ! Il me laisse à nouveau le choix.
Il finira sont message en riant et en me disant que je suis quelqu’un de bien et de rare et qu’il m’aime tout simplement !
 
Puis arrivent les vœux SMS de ma Vero, écrits à 2h du mat’ suivi de près par ceux de miss K1, qui pense à moi depuis la Lorraine… Je suis touché de l’attention.
Je leurs réponds puis envoi mes vœux à mes amis, quelques collègues et le reste de ma famille.
Pour certaines personnes dont je n’ai plus de nouvelles depuis très longtemps, je tente le tout pour le tout. Par exemple :
- P’tit S, mystérieusement silencieux depuis juillet.
- Titi, mon grand frère de cœur, ainsi que son meilleur ami V, que j’ai toujours admiré pour son calme et sa sérénité, bien qu’il soit perpétuellement indécis ;
- F qui m’avait fait tourné la tête du temps ou j’habitais à Paris, un magnifique visage sculpté à la serpe et de belles fossettes.
Je verrais bien ce qu’il adviendra.

17:30. Je reçois un SMS qui me fait plus ou moins plaisir, c’est la réponse de p’tit S :
« Merci beaucoup, la même chose pour euh… vous ! Z’êtes qui ? :-) »
Une fois le choc passé, je répondrai : « Bêta, c’est Fox »
J’attends sa réponse avec impatience, conscient que le destin d’une amitié est en train de se jouer, elle ne tardera pas : « Tu vas bien ? Je peux te réécrire demain matin, si je réussis à trouver un truc ouvert ce soir pour acheter une recharge pour mon portable ! Youpi new year Fox ! »
Je lui répondrai sèchement : «Ca va bien ! Si ce n’est que je me suis rendu compte de ma disparition de ton répertoire ! Sympa. »
S’en suivra une réponse étrange, que je ne comprends pas immédiatement : « Arrête Fox, ça à quoi d’étonnant ? Mais promis je t’écris demain ok ? Parole de Scout ! » Là, il faudra qu’il m’explique !

En fin début de soirée c’est l’avalanche de SMS, ma famille, puis mon collègue Jacquot, miss cul gelé, Belle et Dam’ et bien d’autre je suis comblé.

19:00. La nuit est tombée, je referme les volets, contrairement à mon habitude je penche là tête par la fenêtre, pour observer la rue, j’ignore pourquoi ?
Quand soudain, je suis surpris… Je trouve sur les marches du perron, p’tit S, j’écarquille les yeux il est bien là ! C’est bien la dernière personne que j’aurais pensé voir ce soir à cette place.
Il me dit : « Je t’ai vu par la fenêtre travailler sur ton ordi, je voulais te voir. »
Je lui demande 2 minutes, puis vais le retrouver sur le perron, nous discutons des fêtes, puis de ce qui nous est arrivé depuis ces derniers mois…
Je lui demande la raison de son silence… Il me répond : « Je croyais pourtant te l’avoir dit, à partir du moment ou mon histoire avec Luce était terminée, je devais tourner une page de ma vie et par conséquent me couper de tout ce qui était en mesure de me rappeler cette histoire, et tu en faisais partie. Ta prédiction de mai dernier s’est avéré exact : c’était inéluctable, il était inutile de lutter.»
Je l’écoute incrédule, je comprends enfin cette prédiction, son silence, les pièces du puzzle s’assemblent sous mes yeux. Je lui fais comprendre qu’il ne me l’avait pas dit…
Il en est désolé, et souhaite renouer nos relations moi également…
Il me dit s’être inquiété pour moi la dernière fois ou il m’a vu dans son magasin, j’étais si malheureux, mon regard était si vide, comme si toute vie s’était échappée de mon corps.
Maintenant, il remarque les changements physique que mon corps à subit. Je lui dit avoir fondu depuis mi-novembre être passé de 74kg à 67kg, je lui parle alors de Yo, de l’histoire du rêve, puis du cauchemar… Du soir de la rupture, je commence à être rodé de ce côté-là ! Je lui dis vouloir en faire table rase mais je n’y arrive pas… Qu’on le veuille ou non Yo vit encore en moi, bien que je me sente amputé de lui et que je n’ai plus aucune nouvelles.

Puis j’enchaîne sur mes projets, ma mutation sur Lyon, ce qui amuse p’tit S, je ne suis pas la seule personne de son entourage à faire référence à cette ville actuellement, il me dit c’est comme si l’on m’envoyait des signes (je connais que trop bien cette impression !)

Pour l’heure p’tit S doit partir, il me promet de m’envoyer un SMS avant de se coucher, il doit voir sa petite amie sinon elle va s’inquiéter. Je le comprends, et lui dit ce n’est pas nécessaire pour le SMS.
Je l’observe s’éloigner, puis referme la porte et retourne dans ma tanière écouter Chicago puis Bénabar, je suis curieux de voir ce que l’avenir nous réserve. Renouerons-nous véritablement ?

Pendant notre discussion sur le perron, les SMS ont continués d’affluer, mon cœur en peut plus de toutes ces preuves d’affections, je suis ému, je ne pensais pas être aussi apprécié et avoir marqué tant de personnes.

Aujourd’hui est également le jour ou je suis sensé prendre de bonnes résolutions, je n’en ai pas envie, ma résolution je l’ai déjà prise hier soir, je vais vivre chaque instant comme s’il était le dernier.

NB : Bonne année à Tous, il est encore temps nous ne sommes que le 30 janvier 2005
NB 2 : En photo c'est moi.

23:06 Écrit par fox | fox | | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |  Facebook | |

28/01/2005

Un temps pour chaque chose… et chaque chose en son temps

Vendredi 31 décembre

6:30. Je m’éveil la nuit à été courte, étrangement agitée, peut-être que je redoute mon rendez-vous avec Big Mama, à moins que ce ne soit un nouveau SMS de Yo me souhaitant une bonne soirée, ou une bonne année ? J’essai de me rendormir et me laisse porter dans une barque de rêves jusqu’à 7h45.

8:35. Rencontre inopinée avec Edouard à l’arrêt de bus, je vais être à l’heure et lui en retard. Il dit être fatigué, il s’est couché à 1h du matin, que devrais-je dire, Morphée est venu me cueillir à 4h du matin, pour la deuxième fois cette semaine.

En passant la porte de l’agence, ma première pensée est pour mon entretien annuel de 2004, vais-je l’avoir aujourd’hui, vendredi 31 décembre 2004, 366ème jour de l’année ?!
En pointant, je vois que la porte de Big Mama est fermée, un entretien se déroule en ce moment ; Qui est l’heureux élu ?

10:40. Chef Fifi m’appel, je suis attendu dans le bureau de Big Mama. Alléluia ! Mon EAP 2004 aura lieu en 2004.
Que retenir de cet entretien ?
Peut-être tout simplement que j’avais tort de m’en faire. L’entretien fut très cordial. Si lors du mini entretien annuel avec Fifi, j’ai eut droit à un petit récapitulatif de mes états de services, activités et de ma manière de travailler (R.A.S.).
Là pour le coup, on fait le point sur mes projets, mon ressenti. La discussion est a bâton rompue, ce que j’apprécie. On parle de ma mutation, elle l’envisage pour septembre, je lui rappel le terme donnée fin novembre : 5 à 6 mois encore à Dijon, donc mai – juin, elle me donne ses raisons, j’en fais de même. Néanmoins j’ai toujours son aide pour obtenir un poste identique à celui que j’avais trouvé.
Puis, nous parlons d’évolution et d’augmentation, j’apprends que je suis sur la liste des nominés dans la catégorie – c’est pas une surprise -, mais qu’avec mon départ, on privilégie une évolution verticale, plutôt qu’une évolution horizontale – ce qui est logique -, en d’autre terme on préfère me faire grimper les échelons de l’entreprise et par voie de conséquence le faire faire gagner plus d’argent, plutôt que de me donner une simple augmentation de 45€ sans évolution de statue.
Je ne suis pas déçu de n’avoir rien maintenant, tout au contraire, ce qui surprendra Big Mama, j’en suis même soulagé, et lui dirait avoir songé à refuser une éventuelle augmentation, le cas échéant, mon portefeuille n’est pas mon soucis premier.

Après-midi tranquille, avec miss Pat’, boulevard Kennedy, une petite dose de musique fournit par votre serviteur, qui a pensé à apporter son pc portable, pour égayer le local.
2 – 3 pèlerins, un encaissement, l’erreur de caisse n’est pas pour aujourd’hui. Nous serons gratifiés d’une histoire gore authentique de la part de l’un de nos clients, mais j’en tais les détails trop macabres et funestes.
De discussions en discussions nous verrons notre après-midi se dérouler rapidement.
Vers 15h30, nous aurons droit à la visite du dernier client de l’année, un beau jeune homme qui me rappellera quelqu’un que j’ai trop bien connu, de beaux yeux bleus glaciers, une haute stature.
Mais je changerai rapidement de tête en reprenant son dossier, sous l’œil interrogateur de miss Pat’, qui viendra observer le contrat du jeune homme et qui ne comprendra pas ma pâleur du moment.

16:00. Nous discutons de tout de rien, quand au détour d’un shuffle mon pc se met à diffuser : « Moi si j’étais un homme » de Diane Tell, ironiquement je dis avoir fait tout ce qu’elle ferait si elle était un homme, et pourtant cela ne m’a pas empêché d’être congédié par un : « Je ne ressens rien de plus que de l’amitié », miss Pat’ écoute attentivement, elle ne connaît pas l’histoire, je lui refais l’historique de la relation, le rêve, puis le cauchemar du magasin, la rupture, le SMS de Noël puis celui de lundi dernier. Puis lorsque je cite pour la première fois le prénom de mon ange, mis Pat’ à un éclair de lucidité ; Et oui tout à l’heure ce qui m’a fait pâlir c’était le prénom du jeune homme, le même que celui de mon ange, et associé a une plastique quasi semblable, c’était trop.
Je rebondi sur ce détail avec humour, en lui répétant ce que ma grand-mère m’a toujours dit : « Ecoute et voit les signes », faut dire que dernièrement je suis servi question signes : Prénoms dans les dossier que je traite, les enfants que je croise dans le bus ou dans la rue ; La voiture de ses rêves dans la bonne couleur ; des clones de sa propre voiture, phrases dans les films ainsi que les situations, la musique que diffuse la radio, etc.
Miss Pat’ m’amuse, elle comprend mes interrogations et me dit : cherche pas, il est parti car il a eut peur de ses sentiments tout simplement. L’homme est beaucoup plus complexe psychologiquement que la femme, car il ne dit, n’y n’exprime rien. Tout est une question d’éducation : un garçon ne doit pas pleurer, il ne doit pas avoir de sentiments, etc. Il y a des centaines d’hommes qui devrait faire une psychothérapie, et qui ne l’a font pas, pourtant cela leur rendrait un sacré services. Mais des fois, point besoin de psychothérapie, un à deux changements dans le quotidiens ou dans leur environnement peuvent leurs permettre d’ouvrir les yeux ».

17:00. Saut de puce au centre ville, je passe par la FNAC et craque pour 3 albums à prix cassés.  Deux d’entre eux sont des albums que j’ai déjà possédés, le troisième m’est inconnu. Je me réapproprie mes souvenirs « D’eux » l’album conservé par Alex en 1999 et la B.O.F. de « Chicago » l’album que Mike m’a offert, puis qu’il m’a emprunté et qu’enfin il ne m’a jamais rendu, suite à notre rupture, la seule découverte que je ferais sera : « Les risques du métier » de Bénabar.
Au détour des rayonnages, je farfouille dans la librairie, je me plonge dans un dictionnaire des rêves. Enfin, je peux analyser le dernier songe fait chez mes parents. Cet appartement nickel et contemporain que je possédais : Le couloir, la terrasse, le salon, la cuisine, toutes ces pièces significatives et si bien rangées, puis la machine à coudre de ma mère, dans le couloir, ce meuble que je connais depuis mon enfance.
Ce songe m’a révélé une partie de ses secrets, chaque pièce est en relation avec un aspect de ma personnalité, le couloir représente le chemin, la voie à suivre et la machine à coudre me demande de rassembler les morceaux de ma vie.

18:10. Je quitte le monoprix chargé de quelques provisions, notamment ce que je vais apporter chez Edouard ce soir. Sur le chemin du retour, je croise p’tit homme, je vais pour le saluer, il détourne sciemment la tête, je ne comprends pas. L’impression d’être un spectre à ses yeux. Oui peut-être le spectre de sa propre couardise car ce soir, à minuit cinq, cela fera 1 an jour pour jour qu’il m’aura lâchement quitté, après un dernier baiser sous le gui.

Je rentre, allume la chaîne hifi, écoute « Chicago » puis m’agite sur la première chanson, j’adore ce jazz. Je me défoule.
Une fois épuisé, je ‘affale sur le lit, il est presque 20h00. Je change d’album écoute Bénabar, puis repense à l’attitude de p’tit homme – mine de rien il me fait réfléchir, pourquoi est-ce que je foire toutes mes relations, peut-être suis-je de mauvaise compagnie ?  Ou bien, je leur fais peur ?!
Faut dire que p’tit homme m’avait idéalisé bien avant que nous sortions ensemble. Dans son monde manichéen, j’avais un statut particulier. Son monde humain pris dans une guerre fratricide entre les anges et les démons, dès le départ j’avais un statut démoniaque. Lui l’être élu était impressionné par la sagesse du démon repenti que j’étais. Ainsi, j’étais devenu sans le vouloir, celui qui avait atteint de par ses réflexions le stade de sage et qui s’était éloigné de toute guerre. Un statut mythique, ermite sacré / démon sublimé / archange dépassé – (p’tit homme lui-même était incohérent à se sujet, j’étais inclassable), qui a décidé de veiller jusqu'à sa mort, le secret de la vérité, un secret qui pourrait détruire son univers.
Et effectivement, je l’ai mis au pied du mur de ses convictions. Le deal était simple, soit tu t’ouvres au monde, sois-tu te complais dans ton univers et tu ne découvriras jamais ce que c’est que d’échanger avec les autres et d’apprendre à leurs contacts, apprendre sur eux, apprendre sur toi.

Oui peut-être est-ce cela, j’effraie mes amants car je les oblige à vivre ce qu’ils se refusent à vivre (l’amour, le bonheur) ou à abandonner (un monde, des chimères, des idéaux stériles mais sublimés). Ces mecs torturés me fatiguent, écoutez un peu vos sentiments, vivez vos émotions. Ne les idéalisez pas !

20:40. J’ignore si Edouard est rentré du travail, je suis fatigué, la vague à l’âme, Yo me manques, j’éteins le téléphone, m’isole chez moi, je ne serais pas de très bonne compagnie ce soir. Aussi, je laisserai Edouard passer cette soirée avec son Nono. Ma décision est prise, ce soir je me couche tôt, je me repose, je ne ferais pas cette fête, mais j’en ferais beaucoup d’autres, c’est certains, je me le promets – Ni demain, ni après-demain, ni dans une semaine, ni cette année, je mourrais. Je le promets, je te le promets. Ma vie m’attend, j’arrive.

02:47 Écrit par fox | fox | | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |  Facebook | |

Sevrage

Jeudi 30 décembre

J’ignore toujours si je vais faire la saint sylvestre, peut-être devrais-je laisser cette année ce finir comme elle à commencer sur une désillusion.
Inconsciemment ou non j’attends toujours un appel de Yo, des remords, des regrets, mais cela est trop demander, que peut on attendre de quelqu’un qui est incapable de reconnaître les efforts que l’on a fait et que l’on a fournit, qui se ment et vous ment effrontément ?

Certes, il est toujours en moi, je l’ai aimé, je l’aime toujours, et pour le reste je ne sais pas. Pour l’heure je n’ai que ces seules certitudes.
Néanmoins, petit à petit je me rends compte que je me détache de lui, il a fait un choix j’en ai fais un autre. Le sevrage bien que douloureux, me semble étrangement rapide, peut-être est-ce cette petite fiole offerte par Edouard qui m’y aide.
C’est étrange mais me dire que j’ai son odeur avec moi, me permet de me dire quelques part que même si Yo est parti définitivement, j’ai toujours avec moi un bout de son être.

18:10. Je fais rentre en passant par le quartier des antiquaires, rue verrerie. J’aime ce petit bout de ville atypique, fait de maisons à colombage et de petites rues pavées.
Comme toujours, je m’arrête devant la même boutique, celle d’un restaurateur de tableaux qui à de l’or dans les doigts.
Tient dans le fond de la boutique j’aperçois Franck l’un de mes ex’, que fait-il ici ?
Je lui fais signe il ne me réponds pas, j’ignore s’il m’a vu. J’attends encore un peu… Rien. Je reprends ma route les cieux ne sont pas avec moi en ce moment.

20:00. Edouard débarque, m’apportant pas sa seule présence ma touche de bonheur du jour.
Il s’occupe de mon PC, me montre deux trois petits trucs pour améliorer ses performances.
Je lui parle du dernier SMS de Yo, je lui dis avoir l’impression de ne jamais faire les choses comme je le devrais, d’être inutile et incompétent. Il tentera de me démontrer le contraire.

Puis il me demande ce que je fais demain soir, je ne vais pas lui mentir.
Demain, je ne fais rien et je n’ai envie de rien faire !
Il m’invite à faire le réveillon chez lui en compagnie de Nono. Je refuse, ce moment doit être un moment privilégié avec son petit ami. Et non avec moi.
Edouard insiste, je résiste en vain, puis me résigne et accepte.

Plus tard dans la soirée connaissant sa gourmandise je lui ferais goûter la tapenade acheté le 8 décembre au « quai des oliviers » puis lui donnerai le paquet de spaghetti aux safran, que je réservais pour Yo, je n’en aurais jamais l’utilité. Qu’il les utilise pour préparer un succulent dîner pour Nono, cela lui fera plaisir.

02:38 Écrit par fox | fox | | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |  Facebook | |

Le cadeau

Mercredi 29 Décembre

Journée de RTT, pas envie de me lever, je reste dans le lit a regarder les dessins animés, du moins pendant la matinée, l’après-midi, lui sera consacré au ménage.

Je prendrai des nouvelles de ma mère ayant été particulièrement désagréable avec elle hier après-midi, alors quelle me faisait des reproches par rapport a mon attitude exécrable dimanche.

En début de soirée je me décide à mettre le nez dehors en apportant son cadeau de noël à Edouard.
Décidément la malchance me poursuit, il n’est pas là. Heureusement que nous habitons près l’un de l’autre, cela me permet de rentrer rapidement.

Finalement j’aurais plus de chance sur le chemin du retour, je rencontre Edouard, qui rentre extenué de son travail. Nous discutons deux minutes, je vois bien qu’il est fatigué. Et n’abuserai pas. Il est heureux, il a pu renouer avec une de ses anciennes amies. Je suis heureux pour lui.
Je lui remets son cadeau de Noël, il ne l’ouvre pas tout de suite. Puis me dit ce qu’il a eut de la part de son Nono chéri. Le coffret du parfum qu’il désirait tant : Dolce Gabanna, pour homme.
Je suis un peu surpris et tente de reprendre le cadeau que je viens de lui faire. Et oui, son Nono et moi avons eut la même idée !
Ce faisant je déclancherai un fou rire chez Edouard et chez moi par la même occasion. Néanmoins je suis embarrassé de ce cadeau raté et lui proposerai de l’échanger s’il le souhaite.
Nous nous quitterons sur ces mots, il promet de passer demain soir à la maison, rien ne saurait me faire plus plaisir que sa visite.

Fin de soirée devant les lignes de Fox attitude, j’écoute distraitement la télé, puis suis agréablement surpris, on diffuse « ils se sont aimés » de Pierre Palmade et Michèle Laroque. Je délaisse mes mémoires au profit de ce spectacle.
L’histoire me touche énormément et je ne peux que penser à mon ange, J’aimerai tant renouer et reprendre notre histoire. Mais ce rêve me semble si lointain maintenant.
Le programme fini, je repense à la promesse faite a Yo, mais une fois de plus : chut !


00:22 Écrit par fox | fox | | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |  Facebook | |

27/01/2005

L'idée

Mardi 28 décembre

7:00. Je prends la direction de l’agence, aujourd’hui je suis d’accueil avec Mini Miss. Quel froid, j’ai l’impression qu’il s’insinue dans tout mon corps, le temps est à la neige… Après tout il a bien neigé chez mes parents dimanche et Yo en a fait référence dans son SMS.

Dans le bus je replonge avec plaisir dans l’alchimiste de Coelho, ce livre à toujours su répondre à mes questions.

9:00. Les premiers flocons tombent sur la ville. Je sens que l’on ne va pas avoir beaucoup de clients aujourd’hui. Pendant ma pause je vais titiller mes collègues à mon étage. Miss cul gelé, Véro et deux invitées surprises Miss K et Miss K². L’ambiance est bon enfant.
Miss cul gelé se fait du souci et me demande de regarder si la neige tiens sur la route… Pas encore, mais vu comme elle tombe, cela ne saurait tarder.

11:00. Ca y est un manteau blanc bien épais, recouvre le quartier de la toison d’or. En allant chercher une documentation à mon bureau je discute avec miss cul gelé. L’un comme l’autre n’avons rien prévus pour déjeuner ce midi, et le temps semble très instable, certes ce n’est pas encore « Le jour d’après » mais cela deviens préoccupant. Il nous faut trouver une solution.

Dans toute l’agence c’est l’effervescence, chacun prenant ses dispositions… Véro laissera son véhicule chez elle à midi et reviendra à pieds, vu qu’elle habite à proximité.
Miss K², fais des pieds et des mains pour ne pas aller ouvrir l’accueil du boulevard Kennedy, paniquée rien qu’a l’idée de rouler sur la neige et elle aura gain de cause. Cet accueil sera fermé exceptionnellement.

11:45. Appel de Miss cul gelé, elle à trouvée une solution pour le déjeuner, nous n’avons qu’a commander une pizza et aller la chercher au restaurant de la boite de nuit du « Carré ».
Adjugé, vendu, l’idée me plait…
Je la rejoins immédiatement dans notre bureau… Le temps de trouver le numéro et passer commande… Je me dévoue pour aller les chercher à l’heure convenue. Un problème de moins.
Je parle de notre idée lumineuse à Mini Miss. Une pizza la tente bien également… Je lui dit que si elle n’a pas un gros appétit cela ne me dérange pas de lui donner la moitié de la mienne, vu la faim qui me taraude en ce moment.
Elle refuse, elle veut une pizza rien que pour elle, gourmande !! ;-)

12:45. Avant de partir chercher les pizzas, je récolte les fonds nécessaires pour le règlement.
En route pour aller chercher les 3 pizzas. La route n’est pas dégagée et la neige ne cesse pas de tomber me voila transformé en moins de 3 minutes en bonhomme de neige, mon manteau de petit prince n’est plus noir, mais blanc.

Retour victorieux avec les pizzas, j’en fais humer le parfum à Mini Miss avant d’aller picorer la mienne à l’étage.
Picorer est bien le mot, arrivé au quart de la pizza, je me force pour en manger encore d’avantage. Et offrirait l’autre moitié à Mme N (qui crie famine !), Coco et Lyz’, qui acceptent avec plaisir cet encas avant leur déjeuner.

Milieu d’après-midi, la neige n’a toujours pas cessée de tomber. Des nouvelles inquiétantes arrivent de tout côtés…  Les axes ne sont pas déneigés suite à une grève du personnel de l’équipement, et les bus cessent peu à peu de circuler.
Inquiet, j’appel Edouard pour qu’il me donne l’état de circulation des bus au centre ville : Réponse, circulation normal…
Cool, je vais pouvoir rentré chez moi.

18:30. Je rentre chez moi éreinté, et me couche immédiatement, faut dire que j’avais un peu abusé la veille en écrivant jusqu'à 4h30.

23:19 Écrit par fox | fox | | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |  Facebook | |

Avons nous le même calendrier ?

Lundi 27 décembre.

Après mures réflexions nocturne, je décide de souhaiter malgré tout une bonne fête à Yo, ce n’est pas parce que monsieur est un pur exemple d’égoïsme et d’égocentrisme, que je dois le suivre sur cette voie.
Petit détour par la salle de bain. Etat des lieux : 67kg. Le kilo que j’avais repris jeudi, c’est envolé majoré d’un deuxième. C’est dingue comment les messages ou non message de Yo peuvent m’affecté.

9:50. Je lui envoi un message, il sera simple : Bonne fête mon grand ! Bon courage. Bisous.
Peut-être aurais-je une réponse peut-être pas.

10:30. (A l’agence) Appel du roquet : "Oui Fox, ton E.A.P.  est mercredi à 10h." Et il raccroche… je suis abasourdi, non pas par le fait d’avoir ce bilan - Je m’y attends - mais plutôt par la manière de faire, que je trouve très limite.
J’ouvre mon agenda pour le noter et m’aperçoit que mercredi je ne suis pas là mais en R.T.T. (Repose Toi Tranquille !). Il n’en faudra pas plus pour faire un appel retour à l’envoyeur.

Fox : "Oui, Roquet ! Tu as un planning de cette semaine vers toi ?"
Roquet : "Oui ! Je l’ai."
F. : "On peut le reprendre ensemble ?"
R. : "Oui, que dois-je voir ?"
F : "La journée de mercredi"
R : "Ok  je t’écoute…"
F : "Dis moi tu peux me dire de quelle couleur est ma colonne ?"
R : "…"
F : "Et oui elle est grisé ce qui signifie que je ne suis pas là, mais en RTT"
R : "Quel est le soucis ?"
F : "Dis moi, tu ne viens pas de m’annoncer que mon EAP était mercredi ?"
R : "… Et tu ne peux pas venir ?"
F : "Heu… ! NON, je ne peux pas venir !... Donc tu me trouves un autre jour pour l’E.A.P. stp ! ... Et merci de vérifier que je suis bien PRESENT physiquement cette fois !"

Miss cul gelé est morte de rire à mes côtés, elle n’a jamais vu quelqu’un reprendre le roquet comme je viens de le faire. Elle me dit que j’ai agit comme il le méritait.
Le prendre à son propre jeu, voila le seul moyen de le calmer… Une chose est sur, il ne risque pas de venir nous casser les pieds de la journée.

19:10. Je rentre de l'agence.
Message vocal. C’est Edouard, il me dit d’allumer très rapidement mon téléviseur, David Charvet passe sur France 2 dans l’émission de Ruquier. J’aime l’attention, il me met du baume au cœur, mais je n'aurais pas le temps de voir le baver devant le beau David.
Il me dit avoir reçu mon message d’hier soir, il s’excuse ne pouvoir me recevoir ce soir, mais son jeune frère est chez lui. Et il tient à garder ce moment privilégié. Je le comprends.

21:50. SMS de Yo (bien 12h plus tard, à la minute près, il y a du progrès !), il me dit que ce n’est pas sa fête, mais que cette dernière est le 24 juin (St Jean 24 juin et 27 décembre, indiqué dans tout bon calendrier chrétien), néanmoins il me remercie (heureusement encore !). Sinon il me dit ne pas avoir le moral (a parce que moi je l’ai peut être ?!) et qu’il y a de la neige (Ca, j’m’en tape le cul bien fort par terre !). Puis il fini en une simple biz (Ca va il se fatigue pas trop.)

J’ignore si ce SMS et l’allusion à son moral était une invitation à l’appel… Toujours est il que je n’y répond pas.
S’il espère trouver du réconfort auprès de moi, il se trompe lourdement… Je ne suis plus son petit ami (Qu'il assume ses choix !) et je ne suis pas encore son ami, mon amitié il doit la gagner et s’en montrer digne. Il m’a anéanti, l’a-t-il oublié !

20:56 Écrit par fox | fox | | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |  Facebook | |

A cran ?

Dimanche 26 décembre

Journée maussade, j’ai pas envie de bouger, j’ai juste envie de rester dans le salon à bouquiner. Mais ma mère en a décidé autrement. Et ce sera sur un ton mi-altier, mi-dictateur schizophrène qu’elle tentera de me déloger du fauteuil en cuir placé devant la cheminée.

Certes, je conçois que la visite chez ma grand-mère est de circonstance, mais il y a manière et manière d’exposer la chose. Et ce n’est  pas en y allant à rebrousse poils que l’on obtient quelques chose de moi, et encore moins un sourire et de l’amabilité.

La voila qui fait les cents pas dans le hall, la veste sur les épaules et les clés de sa corsa dans les mains, à souffler plus fort qu’une baleine à bosse.
Ce faisant, elle réussira à me stresser comme à chaque fois. C’est plus fort qu’elle !
Je supplie mon père de m’accompagner. Avec lui à mes côtés ma mère s’abstiendra de tout commentaires acerbes et se verra contrainte je le pense et l’espère d’écourter la visite chez ma grand-mère ou tout du moins de ne pas s’évertuer à faire tous le ménage à la place de l’aide ménagère.

15:00. Arrivé chez ma grand-mère, je reconnais dans la rue la voiture de mon oncle Manu, ce qui veux dire que toute sa smala est présente (AU SECOURS !). En pénétrant  la cuisine je regrette déjà d’être venu, quelle brouhaha, à ce que je vois ses enfants ne savent toujours pas s’exprimer sans hurler, et bien sûr, on ne peut toujours pas compter sur l’autorité naturelle de ma tante Candice. Autorité naturelle qui semble lui faire défaut depuis qu’elle a donnée naissance à son premier rejeton. D’ailleurs c’est à ce demander ce qu’elle est capable d’assumer correctement !? Le ménage, c’est une catastrophe ; l’entretien du linge c’est pas ça, au grand désespoir de ma mère qui a abandonnée toute idée cadeau du type vêtement ou linge de maison, écoeuré pas l’attitude peu soigneuse de ma tante.
Finalement la seule chose où elle se distingue vraiment c’est dans le visionnage symptomatique de tous les programmes de télé poubelle diffusé par TF1  ou M6, c’est pas pour être méchant, mais ne n’est pas avec ce genre de programme qu’elle pourra constater une évolution notable de son QI qui pour l’heure doit avoisiner celui d’un cyprin doré (Ciprinus Aureus – poissons rouge).

Dans un coin du salon je vois ma grand-mère devant son téléviseur. J’irais la saluer et lui souhaiterai un joyeux noël alors qu’elle fera preuve d’une royale indifférence. Elle qui passe son temps à se plaindre auprès de ma mère qu’elle ne me voit jamais, voila qu’elle me snob ! A priori, le programme télé à l’air d’être plus intéressant que la visite de l’aîné de ses petits-enfants.

Un petit peu dégoutté je vais m’asseoir près de la fenêtre tout en essayant de me plonger dans la lecture de l’un des bouquins de psycho acheté au début de la semaine.

Essayer est bien le mot, car je suis intrigué par la lecture de ma petite cousine Margot âgée de 7ans.
Je rêve ! C’est pas pour dire, mais je la trouve un peu jeune pour lire un magazine pour adolescents pubères titillés par les secrets du zizi pan pan et la recette du baiser hot parfait !
Ce que je ne manquerait pas de faire remarquer à sa piètre mère, qui je ne sais pas comment elle fait pour ne pas s’occuper des lectures de sa fille alors qu’elle n’est située qu’a 20cm.

Je ne m’appesantirais pas non plus sur le cadeau que Margot à reçue de mon oncle Jo : un nécessaire de Pouf ! Vernis et faux ongles à gogo.
Faux ongles d’une taille relativement conséquente, qui auraient de quoi tenir en respects un vélociraptor.

18:00. Nous quittons ma grand-mère, elle n’a pas bougée de son fauteuil de l’après-midi et à préférée son programme télé à notre visite. J’en suis vexé, je ne le cache pas.

18:30. Je calme mes nerfs en détruisant verbalement le guichetier de la SNCF qui me refuse la vente d’un billet sous prétexte que je ne peut pas réglé par chèque car le montant du billet est inférieur de 20 cents au montant minimum autorisé pour un chèque.
Ce à quoi je lui réponds (avec tout le tact qui me fait défaut aujourd’hui !), qu’actuellement il est en train de commettre un refus de vente caractérisé et que je ne partirai pas sans mon billet de train.
Pour se justifier il me montre l’autocollant stipulant cet état de fait, je le regarde droit dans les yeux et lui fait remarquer que son affiche n’est pas à hauteur d’homme, mais plutôt à la hauteur d’un basketteur de la NBA.
De plus je ne pense pas qu’en dérogeant à cette recommandation purement procédurière il  puisse gêné outre mesure le sommeil du président de la SNCF, voir sa propre progression dans l’entreprise. En revanche, si déroger à cette règle lui crée un deuxième trou du c… Je lui conseil vivement de se rapprocher d’un proctologue ou alors de demander une mutation pour le service du fret, auquel cas il n’aura pas affaire a des clients ce qui apparemment semble être son problème, principal.

23:00. Enfin de retour à Dijon. A peine arrivée j’attrape mon cadeau pour Edouard et file chez lui avec un peu de chance, je le verrai.
Pas de chance, je lui laisse un message on verra bien.

Demain c’est la saint Jean, Yo étant une déclinaison de ce prénom je me suis posé la question tout le week-end à savoir si je devais lui fêter. Pour l’heure je suis toujours dans le doute j’aviserai demain.

00:27 Écrit par fox | fox | | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |  Facebook | |