31/12/2004

Destin

Mardi 14 décembre

12:00. Je m’éveil. Aujourd’hui je suis soulagé, c’est la fin de mes « vacances », dans quelques heures je vais rentrer. Non pas que je me sois ennuyé chez mes parents, mais plutôt qu’il s’est passé un peu trop d’évènements éprouvant en une semaine.
J’allume mon téléphone et comme toujours, il peine à trouver le réseau. Aussi je le laisse chercher, pendant que je m’habille.
Au bout de 2 minutes je retourne voir ou il en est de ses recherches… quand je vois affiché : « Appel Yo ».
Mais non je n’ai pas envie de l’appeler et referme machinalement mon téléphone, les yeux encore gonflés de sommeil.

Au milieu de l’après-midi, en reprenant mon téléphone je m’aperçois qu’il est resté en silencieux depuis hier, je le reconfigure en mode sonnerie puis traficote dessus pour passer le temps, c’est alors que je suis traversé par un frisson. En consultant l’historique, je vois s’afficher dans l’onglet appel reçu : appel Yo. 12:18. 14/12/04.
Je suis soudain frappé par un  éclair de lucidité. Tout à l’heure, ce n’est pas moi qui l’ai involontairement appelé. C’est lui qui m’appelait et je lui ai raccroché au nez. J’en deviens tout penaud, je ne sais plus quoi faire.
C’est alors que je suis sauvé par le gong. E m’appel, il s’inquiétait, était sans nouvelles depuis jeudi et souhaitait savoir comme ma soirée avec Yo s’était dénouée.
Je lui explique dans les moindres détails. E est soufflé. Il ne comprend plus rien à l’attitude de Yo. Il a beau cherché il est sans voix.
Puis j’en viens à ma bévue du jour. Cela amuse E, il me dit : envoi lui un texto expliquant clairement la situation. Ceci est un quiproquo malchanceux, tout simplement.

15:00. Après réflexion, je suis son conseil et envoi un sms à peu près compréhensible, où qui du moins tentera de clarifier ce mal entendu : « Je viens de me rendre compte que tu m’avais appelé tout à l’heure au moment ou j’ai allumé mon tél et je t’ai raccroché au nez, pensant que je t’appelai involontairement. Excuse-moi ! »

Pour l’heure je ne peux mieux faire. Je compte sur sa compréhension, faite qu’il ne m’en veuille pas trop.

22:50. Je passe la porte de mon appartement, je suis enfin chez moi. Demain je retourne à l’agence, je vais pouvoir me défouler avec mes collègues et prendre conseils auprès d’eux.
Après un ultime appel pour rassurer ma mère sur le bon déroulement de mon voyage, j’observe à nouveau mon téléphone. Je repense à la scène de cet après-midi. Yo ne m’a toujours pas répondu. J’espère qu’il n’est pas vexé.

23:10. Il est temps de se coucher, j’éteins le téléphone, puis me couche, ceci est devenu un rituel, éteindre le téléphone pour passer une bonne nuit ; Loin de l’attente et de l’angoisse de l’éventuel appel qui n’arrivera probablement pas.

03:23 Écrit par fox | fox | | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |  Facebook | |

30/12/2004

Cocon solaire

Lundi 13 décembre
 
Réveil serein, je suis seul dans l’auguste demeure familiale.
Ma tempête intérieure s’est apaisée. J’ai retrouvé ma sérénité, ma placidité habituelle. J’ai digéré le coup qui m’a été porté jeudi dernier.
 
Aujourd’hui je me défoule, je chante, je danse, je revis, oui je revis.
Cette lumière que j’avais senti jeudi après-midi en sortant de chez mon amie se manifeste à nouveau en moi.
En sortant dans le jardin, je constate que les conditions climatiques se sont également améliorées, en cet instant j’ai l’impression de ne faire plus qu’un avec l’univers. Le soleil est revenu et a dissipé la brume, tout comme la lumière est revenue dans mon cœur et a déchiré le voile de mon malheur.
 
Oui aujourd’hui je me relève. Certes, mes fondations sont encore fragiles, je le sais, mais elles ne demandent qu’à se solidifier réchauffés pas ce soleil intérieur qui m’irradie.
 
Rien est fini, tout commence.

03:30 Écrit par fox | fox | | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |  Facebook | |

Sorry seems to be the hardest word

Dimanche 12 décembre

Toujours au plus profond de mes ténèbres, je ne peux m’empêcher de penser à Yo, toujours l’âme mélancolique tourmentée par la soirée de jeudi, j’ignore le nombre de fois ou je l’ai fait et refait. Aujourd’hui, il travail, le coup d’envoi des festivités de fin d’année. J’ai foi en lui, mal seule espérance : qu’il prenne soin de lui !

Déjeuner avec les parents, enfin de déjeuner pas grand chose, ce qui passe ou qui veux bien passer…

14:00. Je fais à nouveau le premier pas vers Yo, j’estime avoir été blessant dans mon dernier sms, enfin blessant sans l’être vraiment, je l’ai mis en garde, peut-être trop sévèrement. Aussi, je tente la réconciliation, en essayant timidement de détendre l’atmosphère en lui souhaitant une très bonne journée. J’espère qu’il va bien et l’embrasse.

En fin milieu d’après-midi, ma mère nous embarque mon père et moi dans la corsa familiale direction l’un de mes magasins favoris : IKEA.
En temps normal, je trouve toujours quelque chose qui titillera mon esprit et par voie de conséquence ma carte bleue. Mais aujourd’hui ce n’est pas le cas, je trouve les canapés et les fauteuils d’un commun désespérant, rien ne stimule mon imagination pourtant je dois investir dans un nouveau salon pour remplacer celui qu’Easy à détruit le mois dernier. Mais aujourd’hui, rien. Le néant total.
Au détour d’un espace je croiserai un couple gay, je les observerai pendant un temps, puis détournerai la tête, mes yeux ont rougit, des ébauches de larmes se sont formées. 
Autour de moi les gens s’agitent, limite frénétique, la course à l’achat de Noël, ils me fatiguent tous autant qu’ils sont.
Au bout d’une heure, je fatigue. Une seule envie, celle de partir immédiatement de me réfugier dans le sommeil, le repos réparateur celui qui empêche de penser. Je prétexterai un mal de dos fulgurant pour précipiter le retour à la maison, que j’obtiendrai sans mal, mon père ayant pitié de moi.

23:00. Je m'éveil, un dernier regard au portable. Pas de réponse. J'éteins ce dernier, pour la nuit. Comme chaque soir, depuis jeudi dernier. Demain sera un autre jour.

01:44 Écrit par fox | fox | | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |  Facebook | |

29/12/2004

Anéanti

Samedi 11 décembre

Journée passée dans mes ténèbres intérieures. Plongé dans mon subconscient, mon corps est physiquement là, mon esprit lui est reclus, il s’est fiché en plein cœur des sentiments que je voue à Yo.
Je suis anéanti, je n’y crois toujours pas, je ne nierai pas avoir songé à un passage à l’acte, une surdose médicamenteuse, mais non, à chaque fois une petite voix s’est mise à hurler au plus profond de mes ténèbres. Ainsi, je n’ai pas mis en œuvre mon funeste plan, non en aucun cas… Je n’ai que très légèrement dépassé la dose quotidienne prescrite de mon cocktail anti-migraineux et anxiolytique, juste assez pour être shooter, ne plus penser et dormir en paix.

Dans l’après midi, ma mère tentera de me faire réagir, d’exprimer ma souffrance, je lui dirais, reprocher à Yo de ne pas s’être ouvert, de n’avoir rien exprimé et de se murer derrière un mutisme frustrant. Ce à quoi elle me répondra : « Je te signal que tu agis de la même manière, tu te mur et tu n’exprime rien, pour obtenir des mots de ta part il faut y aller aux forceps. On ne sait pas si tu va bien ou mal. Tu ne dis jamais rien. Tu es une énigme pour ta famille.»

Samedi soir. Nous nous rendons aux 18 ans de ma cousine, j’y suis invité depuis des semaines. Moi qui me réjouissais d’y aller. Je ne suis plus aussi emballé. Faire semblant d’être heureux et respirer la joie de vivre, je ne le pourrai pas…
Puis, pourquoi me forcer ? Pour ne pas faire mauvaise impression sur la pellicule photo.
C’est ainsi, que j’y ferais une apparition éclair. Une heure pour y aller, 20 minutes de présence ou presque. Je me bornerai à être assis dans un coin le plus loin possible du groupe, l’esprit nostalgique les yeux rougit. Imperméable aux quolibets familiaux.
Ce qu’ils pensent m’importe peu, je ne les aie pas choisis. J’en apprécie certains - ceux que je trouve justes, équilibrés ouverts, peu enclin aux médisances - les autres je les supporte, aveuglé par leur « beaufisme » navrant et prêt à faire circuler la moindre rumeur, histoire de faire et défaire des micro-clans.
 
Ma tante A. sera la seule à me tendre une main généreuse, elle tentera de me faire parler et de me changer les idées en marchant à l’extérieure - elle m’a déjà vu dans le même état samedi dernier - je m’y refuse, qu’on me laisse en paix.
J’ai besoin de retrouver mon calme, ma sérénité. Mon océan intérieur est ébranlé la tempête fait rage, qu’on la laisse se calmer, je sais que si l’on me provoque mes réactions risques d’êtres imprévisibles.
Au bout de quelques minutes je n’en peux plus je sens que les larmes sont proches, arriveront-elles ? Nul ne le sait, une larme perle et roule sur ma joue je la fixe s’écraser sur le sol, il est temps de partir.
 
Sur le chemin du retour ma mère sera pleine de rancune, d’agressivité, vociférant à mon encontre. J’en ai cure, je ferme les yeux et mon esprit. Je ne suis plus là. La voiture me berce, mes nerfs sont à bout. Je m’endors comme toujours.

20:24 Écrit par fox | fox | | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |  Facebook | |

Le trou noir

Vendredi 10 décembre

L’impression d’avoir passé la journée pétrifié par Méduse, tel un promontoire rocheux placé au cœur d’un océan déchaîné, le monde s’est agité et moi je suis resté debout, incapable de bouger, mon esprit assimilant et ré-invoquant les souvenirs des jours passés avec Yo tels des vagues assassines.
L’impression d’être le centre d’un immense trou noir, aspirant la lumière de chaques souvenirs, joies et émotions partagées au cours des derniers mois. Tous sont décortiqués, analysés, revus à la lumière de la révélation faite hier soir. Et pourtant, l’évidence s’impose ; Que de preuves d’amour et de sentiments partagés et pourtant réfutés et niés en blocs !

- Comment peut-on percevoir ce que l’autre ressent à des centaines de kilomètres à chaque instant, décrire parfaitement ces émotions sans se tromper, citer à quelle heure exacte l’autre s’est éveillé ou a pensé à lui et finalement affirmer que l’on n’a jamais rien ressenti ?
- Comment peut-on faire des centaines de kilomètres presque toutes les semaines ne serais-ce que pour partager un court instant avec l’autre et lui dire que l’on ne ressent rien ?
- Qui est capable de faire un voyage de Paris à Lille, puis avoir envie de faire un voyage de Lille à Dijon en un week-end, rien que pour passer une nuit avec son autre et lui dire que l’on n’a jamais rien ressenti pour lui ?
- Qui peut passer des heures au téléphone, avoir du mal à raccrocher et dire qu’il n’a jamais eut le moindre sentiment ni la moindre émotion au contact de l’autre ?
- Qui est capable de compter les jours puis les heures qui séparent deux personnes et dire qu’il ne ressent rien ?
- On ne se rend pas compte en une semaine que l’on ne ressent rien surtout après avoir passé des mois avec une personne ! On s’en rend compte avant, au premier ou deuxième rendez-vous.

Il me ment et voile ses sentiments, c’est certain je le sens, j’en ai la conviction, il cherche à se protéger, tout simplement.

Qu’on le veuille ou non, je suis écœuré devant son attitude d’hier, son aplomb dans le mensonge. Quand je repense aux bases de notre relation : sincérité et vérité. Ainsi, si quelque chose n’allait pas ou nous contrariait, nous devions l’exprimer immédiatement pour corriger le tir. Au final, aurais-je été le seul à avoir respecté ce principe et utiliser cette carte ?
Qui de nous à été le plus égoïste ? Celui qui à su se dévoiler et permis à l’autre de le découvrir un tant soit peu, ou celui qui a mesuré et quantifié son don de soi, son abandon et refusé par la même son ouverture ?
Pourtant il n’y a rien à gagner. L’amour est avant tout, un don de soi. Celui qui ne se donne pas est incapable d’aimer.

Je pensais avoir crée une union basée sur une profondeur d’idées et de sentiments, lui-même étant fatigué de tomber sur des personnes attirées uniquement par son physique et lui mentant effrontément. Finalement, ce qu’il cherchait à éviter, il à finalement choisi de s’y abandonner à nouveaux ? Ainsi la luxure et le paraître l’on rattrapé. Un esprit de surface malheureux et qui ne concordent en rien avec son être. Ses fonctions au magasin et sa clientèle lui auraient-elles montées à la tête ? Ou l’auraient-elles changées à ce point ?

J’ai l’impression d’avoir été utilisé, manipulé, de n’avoir été qu’un moyen dans son ascension sociale. N’avoir été qu’une étape du parcours. Une porte qu’il a fallut ouvrir pour changer de vie, et quitter la région parisienne.
Puis non, comment aurait-il pu savoir qu’en me découvrant fin juin, il changerait de vie ? Qu’il trouverait en octobre à Dijon une offre d’emploi qui lui donnerait la clé pour réaliser son rêve changer de métier diriger un magasin et investir Lyon de sa personne.
Mes certitudes vacillent. Que suis-je à ses yeux, qu’ai-je été en réalité pour lui ?

En fin de matinée je me ravise, refuser son amitié je ne le peux pas, dès notre première rencontre, nous nous sommes promis, que quoi qu’il arrive nous resterions amis. Aussi, je respecte cet engagement. J’accepte donc son amitié. A lui de se rendre digne de ce lien. Mais qui dit lien, dit émotions, sensations, partage, rien est possible sans partage.
En ce sens, je lui enverrais un sms :
« J’accepte ton amitié mais j’aurais apprécié pouvoir te reconquérir comme dit le 21 novembre. Or impossible, tu ne laisse pas de chances, tes idées sont très arrêtées. J’espère simplement que ton amitié est plus solide et tangible que tes sentiments et que ce n’est pas du vent. Pour aimer les gens il faut s’aimer soi même. Aimer l’intérieur plus que l’extérieur, et surtout s’ouvrir et laisser des chances. Je t’aime. Bisous. Fox »

En fin de soirée je serais marqué par une phrase prononcée en conclusion d’un épisode de la série NCIS sur M6 :
« Lorsque tu as fais un choix qui s’est révélé être, selon tes propres critères et valeurs, une erreur quelqu’un a t’il su trouver les mots pour te consoler ? »

Comme cela est vrai, lorsque l’on se rend compte que l’un de nos actes a causé notre malheur, personne n’est en mesure de nous consoler, il faut que l’on apprenne à vivre avec, car l’on n’oubliera jamais notre acte ou notre décision.

17:36 Écrit par fox | fox | | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |  Facebook | |

27/12/2004

Sincérité... es-tu là...

Jeudi 9 décembre – (suite et fin)
 
20:00. J’arrive au café des négociants, j‘y suis déjà passé en sortant de chez mon amie, lorsque j’écumais la presqu’île à la recherche d’un restaurant proposant une carte alléchante pour ce soir.
De tous les endroits visités, ce fut le seul à proposer une carte pouvant contenter mon ange, je sais déjà ce qu’il va prendre : «Pene rigate et sauté de blanc de poulet à la crème et aux pignons de pin» et «Le fondant au chocolat et son dôme de chantilly » en dessert.

20:45. Appel de mon ange, il arrive. Je l’attends fébrilement, a t’il réfléchi ou s’est-il muré derrière ses convictions ? Vu le ton sur lequel il m’a répondu tout à l’heure, je pense que la deuxième solution est la plus plausible. 
10 minutes plus tard mon ange passe la porte du café, je range mon agenda, j’étais en train de relire tous les petits messages qui ont rythmés nos vies depuis notre rencontre. Je ne peux que constater un changement de syntaxe au niveau des petits mots depuis la mi-novembre ; Adieu les : p’tit loup, loulou et autres… Le nombre de bisou à également diminué, on passe de 2, 3, 4 bisous par message, à un simple : biz, quand ce n’est pas le néant.
En revanche, je constate une augmentation croissante de récrimination contre son magasin, ses vendeurs ou son chiffre d’affaire…

Je le vois arriver face à moi, triste sir, tout de noir vêtu, ses traits sont tirés, pas un sourire… J’apprécie et essai de me mettre à la place de ses amis de toujours, seraient-ils en mesure de le reconnaître en ce moment ? J’en doute ! Moi-même son petit ami j’ai du mal à le faire.

Je lui propose de s’asseoir, il préfère prendre la table à côté de la fenêtre qu’a cela ne tienne, je me déplace. Je vois qu’il a faim ; or je sais depuis que nous sommes ensemble que s’il a faim il ne parle pas ou plus, donc autant le nourrir si cela peut le rendre plus labile et expressif ; Je lui demande s’il souhaite dîner immédiatement ? Sa réponse est positive, aussi je lui propose de passer directement à table sans changer de lieu, ce qui le surprendra, il ignorait que le café des négociants était également un restaurant.

Nous nous installons ; L’endroit est proche de la porte et bien qu’il y ait des tentures elles ne parviennent pas à étouffer l’onde de froid qui s’insinue à chaque déplacement de clients.
Notre hôtesse, nous apporte la carte, moi qui avais retrouvé mes appétits en sortant de chez mon amie, me voilà à nouveau pris de nausée en étant face à mon ange. Serais-ce l’angoisse des paroles qu’il va prononcer ou des restes énergétiques de l’Apurimac qui se sont collés à lui.

J’invite mon ange à s’exprimer. Lundi dernier, il m’a dit avoir des projets pleins la tête et vouloir m’en parler aussi j’attends qu’il le fasse.
En fait, de projet il n’y en a pas ou peu, si ce n’est prendre un appartement. D’ailleurs celui qu’il avait trouvé, il n’est même pas sûr de le prendre, il ne l’a pas encore visité. Je le reconnais bien, à prendre quelque chose ou se lancer dans une nouvelle aventure sans prendre la peine de bien étudier son projet (Il a fait la même chose avec le magasin, il ne s’est pas rendu sur les lieux avant pour jauger de l’opportunité), il juge à l’emporte pièce, se lance tête baissée en faisant confiance à ce qu’il nomme son intuition, mais qui n’en est pas véritablement ! Il s’agit d’une simple manifestation irrépressible de ce que lui dicte sa volonté et son besoin d’action immédiat ; Et ce n’est que lorsqu’il sent le vent tourner qu’il s’arrête et demande conseil ou analyse la situation dans laquelle il est plongé.
De mon côté je lui fais part de ma dernière décision, celle de reprendre mon permis de conduire, puis lui parle des illuminations, du fait qu’elle soit totalement ratée cette année. Je lui parle d’une exposition que j’ai visité cet après-midi, il ne m’écoute pas je le vois bien.
Viens le moment de la commande, comme je m’y attendais, il prend les penne rigate je le suis sur son choix tout en sachant à l’avance que je ne ferais que picorer mon assiette.

Puis viens le moment fatidique, je lui demande ou il en est de ses réflexions. Il est resté sur ses positions n’a pas bougé d’un iota, j’en viens même à me demander s’il a réfléchit, cela me semble si précipité, je lui dis ce que j’en pense : A mon sens nous n’avons pas vécu tout ce que nous avons à vivre ensemble, et ce serait une erreur que de nous séparer à la première bourrasque. Car jamais nous ne nous sommes disputés véritablement, nous avons toujours résolu nos problèmes en les exposants, en les analysant et en essayant d’en tirer un enseignement.
Pour lui, la pause a été révélatrice. Il me dira qu’il s’est rendu compte qu’il ne me parlait plus que comme à un ami, et non pas comme à un petit ami – intérieurement, je me dis que peut être ce dont il avait besoin au moment de reprendre son magasin c’était la présence d’un ami, plutôt que celle d’un petit ami – Et pour enfoncer le clou, il me dira n’avoir jamais rien ressenti à mon égard, ce qui ne manquera pas de me faire tiquer… Non seulement ses paroles me blessent mais son attitude me choque bien plus, depuis que  nous avons débuté cette discussion à chaque fois qu’il me dit ne rien ressentir, il fuit mon regard, détourne la tête, regarde à l’extérieure du restaurant, tout en grattant le dos de Sa main droite avec sa main gauche. Son verbe, respire le discours frelaté – Pour une fois que mes cours de communication servent à quelques choses ! – Mon ange en cet instant, n’est pas sincère, tout dans son attitude le trahi. Il me ressert les mêmes lieux communs que lundi soir. J’en suis écœuré.
Il me ment et se ment effrontément, en cet instant précis je le trouve d’une bassesse extrême, sans envergure.

Puis, viens le moment ou nous parlerons de son magasin, d’ailleurs a ce propos il me demande pourquoi je me suis rendu devant samedi dernier  ( A ton avis ? ! grrrr) – à l’écouter, on dirait que j’ai passé l’après-midi à l’attendre face au magasin, alors que ce n’est pas le cas ! - Je lui réponds tout simplement que j’avais besoin de le voir.
Ensuite, il me demande pourquoi j’ai parlé à sa vendeuse hier après-midi (A ton avis grrrr ?! bis), je lui réponds que c’était le fais du hasard si nous nous étions rencontré à l’extérieure, mais que j’avais été heureux de faire sa connaissance et prendre des nouvelles de mon ange par son intermédiaire. Puis, je lui demande comment il a su que je lui avais parlé (elle avait promis de ne rien dire) ? Tout simplement parce qu’il lui a demandé une fois qu’elle est revenue de sa pause, il terminera en me disant la chose suivante : « Tu le sais pertinemment lorsque je veux savoir quelque chose rien ne peut m’y empêcher ».
S’il y a bien une chose que je sais à son propos c’est ceci.

Puis j’en reviens à notre histoire, je lui redis ce que j’en pense, ce que nous avons vécu. Il ne répond rien se mur dans son silence –  Qu’il m’énerve ! –
J’essai alors de le provoquer en lui disant : Tu ne t’aime pas !
Ce qui ne manquera pas de l’amuser. Il me rétorquera alors : « Bien sur que je m’aime, il n’y a pas plus narcissique que moi ! »  – Moi qui voulais tester son esprit d’a propos et sa subtilité je suis servi, il n’a pas relevé.
Décidément ce soir il ne m’écoute pas, je parle sentiments et émotions et lui parle de physique et chair, alors qu’il y a encore un mois il aurait relevé la subtilité – Il me demande alors ce qui me permet d’affirmer qu’il ne s’aime pas… Je lui rétorque : Réfléchi !
Il me répond mais tu ne sais rien de moi ! – Comme cela est vrai, je ne connais que peu de facette de sa personnalité et de sa vie, il ne s’est jamais ouvert, il n’a jamais été généreux de sa personne. Tout le contraire de moi, qui n’ai pas hésité à montrer différentes facettes de ma vie et de ma personnalité – peut-être tout simplement parce que je suis le seul à avoir joué carte sur table dans cette relation, pourtant c’était la première règle instaurée synallagmatiquement au début de notre histoire – s’ouvrir, avoir confiance en l’autre et ne rien cacher.
Pourtant, dieu sait que j’ai envie d’en savoir plus sur lui, je le sentais prêt à s’ouvrir plus, avant qu’il aille à Lyon. A priori il s’en est rendu compte et maintenant il me fuit pour cacher ses blessures.

Son message, ce soir tiens en peut de mot, je te veux comme ami. Ce à quoi je répondrai : « J’ignore si je veux de toi comme ami, tu es bien plus à  mes yeux. Je refuse la simple amitié » et terminerai en lui disant : « Jusqu'à preuve du contraire j’ai toujours un petit ami, toi. »

Comme je maudis cette soirée, je ne tenais pas au procès d’intention, je voulais parler d’adulte à adulte, j’ai parlé mais je n’ai pas eut l’impression d’avoir été écouté.
Cela m’a fatigué de jouer les gentlemen lorsqu’il me mentait effrontément en me disant qu’il ne ressentait rien, je n’avais qu’une envie : Celle de renverser nos assiettes sur sa tête et son costume… Mais je suis un jeune homme trop bien élevé, merci maman pour l’éducation !
Le seul intérêt qu’il m’ai porté, c’est lorsque j’ai sorti mon téléphone pour voir l’heure, ce fut le seul moment ou il s’est intéressé à ma personne.

En sortant du café, je le raccompagne jusqu'à son parking, en passant devant l’Apurimac je remarque qu’il a tenu compte d’une de mes remarques : lorsqu’il quitte le magasin, il présente un troisième mannequin juste derrière la porte.
Une fois arrivé au parking des célestins, je le regarde s’enfoncer, je lui dis à très vite, il me répond à plus tard, ne veut pas en dire plus il ne sais pas quand il me recontactera, j’ai refusé la seule chose qu’il avait à me proposer : Son amitié. 

Je quitte la place des Célestins sous la musique des choristes, je ne prête pas attention aux paroles, à quoi bon. Le parfum de mon ange m’entête, une fois de plus j’ai tenté durant la soirée d’en obtenir le nom, et comme à chaque fois je me suis heurté à un refus catégorique. Jamais je n’obtiendrai le nom de cette essence, pourtant ce n’est pas faute d’avoir essayer, ce depuis le début de notre  histoire. Je n’ai vu le flacon qu’une fois et je n’ai pas retenu le nom. Hélas, je n’ai aucune mémoire pour les noms, ce qui arrange mon ange, comme cela il est certain de ne jamais avoir en cadeau le dérivé de son parfum qu’il avait fortement aimé lorsque nous l’avions senti ensemble au début de notre histoire.

22:40. Il ne me reste plus qu’à retourner à la gare pour prendre la dernière correspondance. Un bus… Je quitte Lyon en regardant l’obscurité prendre la place des lumières de la ville, à mes côtés un jeune allemand, cela me convient, je n’aurais pas besoin de faire la conversation, qu’il me laisse repenser à la vaste mascarade de ce soir…

04:37 Écrit par fox | fox | | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |  Facebook | |

23/12/2004

the glow in me

Jeudi 9 décembre 2004
 
Une phrase prononcée par l’amie que j’ai vu hier après-midi ma tourmentée toute la nuit :
- De vous deux qui domine l’autre ?
Sur le moment je n’ai sur quoi dire et ai bredouillé :
- Dans notre couple il y en a un qui n’en fait qu’a sa tête même s’il ne connaît pas le sujet, il s’entête et suit son idée : mon ange et l’autre qui laisse faire et qui n’intervient qu’en dernier recours pour montrer la bonne méthode ou le bon chemin, moi.
Néanmoins, pendant la nuit j’ai trouvé la réponse à cette question : Celui qui domine c’est mon ange ; et c’est cruellement que je me suis rendu compte qu’a contrario de mes autres relations amoureuses cette fois ci, je ne mène pas le jeu.
 
10:00. Je décide de me lever, il est temps que je me prépare. Je sais déjà ce que je vais dire, je sais que j’exprimerai ce que j’ai au plus profond. Mon cœur me dictera les gestes à faire, les mots à prononcer.
En me préparant j’écoute les chansons enregistrées sur mon pc qui doivent être la compilation de mon ange, chose étrange, nous n’avons jamais réussit à les graver.
 
11:00. Je contact mon ange par sms, je lui souhaite courage pour la journée, lui dit à ce soir. J’espère que sa nocturne a bien fonctionnée, puis l’embrasse et lui rappel que je le soutien quel qu’en soit le prix à payer.
 
13:00. En attendant mon train pour Lyon, je papote avec E ce dernier est dans tous ses états, il ne réussissait pas à me joindre ces derniers jours et s’inquiétait.
Nous parlons de mon ange, je lui parle de notre conversation de lundi soir, E n’y comprend rien, comment peut ont passé presque 4 mois avec quelqu’un, faire partie de sa vie pendant 3 mois constamment, faire des dizaines de voyages et des centaines de kilomètres pour passer quelques courtes heures dans ses bras et lui dire que finalement on ne l’a jamais aimé et que l’on ne ressent rien de plus que de l’amitié.
C’est avec attention que j’écoute les conseils de E, il me coach vocalement pour ce soir. A moi d’être le plus sincère possible, ceci est la meilleure façon de procéder.
 
15:00. J’arrive dans le magasin de mon amie, cela me fait du bien de lui parler. Voici bientôt 4 ans que je ne l’ai pas vu. Nous avons du temps à rattraper…  En même temps elle voit parfaitement que je suis angoissé pour ce soir. 
 
Elle me pose des questions sur mon ange, sa famille, son enfance…
Puis me conseil. N’attend pas d’amour spontané de la part d’un enfant qui a vécu la séparation de ses parents pendant sa petite enfance, il ne connaît pas ce que le commun défini comme amour. D’autant plus, si suite à la séparation sa mère s’est occupé plus du beau-père que de ses enfants. Ton ange ne connaît pas l’amour.
Je rebondis sur sa phrase et lui rétorque : "Il a connu l’amour, il me l’a dit à demi-mot dans l'un des rares moments ou il a laisser filtrer des informations le concernant. A l'écouter, c’était l’amour parfait, mais cela s’est terminé tragiquement, l’homme qui à fait battre son cœur est décédé dans un accident.
Elle me dit alors : Ok, il a connu l’amour, mais maintenant il s’y refuse inconsciemment ainsi dès que le moindre sentiment plus ou moins fort viens l’assaillir, il se dérobe et le renie - il ne s'aime plus psychologiquement parlant - certes, il est extérieurement magnifique et doit compenser sa souffrance intérieure par sa plastique et un narcissisme exacerbé.
En définitif, ton ange est gravement brûlé et préfère se nuire plutôt que de vivre, exposer son coeur et vivre de nouvelles déceptions. Ne l’abandonne pas… Mais essaye de l’approcher et de le faire exprimer ses sentiments, il n’y a pas de secret, au pire n'hésite pas à mettre un coup de pied dans la fourmillière.
En revanche pour ce soir, tu auras l’impression qu’il ne t’écoutera pas, tu auras beau parler tu auras l’impression de parler a un mur ou de parler une autre langue.
En ce qui concerne la passion, il faut bien qu’il comprenne que la passion est comme une bougie elle s’éteint un jour ou l’autre et fait place ensuite a un sentiment plus profond : l’amitié. En couple c’est avant tout une histoire d’amitié.
 
Mais avant toute chose, il faut que tu rentres dans l’action, tu n’es plus le fox que j’ai connu, tu as perdu ton aura, où est l’esprit, le feu sacré qui t’animait auparavant ?
Suite a ces mots, je lui parle de moi, de mon travail de mon quotidien, je ne peux que saluer sa clairvoyance, le fox actuel n’a rien à voir avec le fox d’il y a 4 ans, ce fox était insouciant tout le temps en mouvement, jamais chez lui, tout le temps a droite à gauche en train d’aider ses amis, le fox de maintenant passe son temps à écouter des gens dans des situations désespérées, ses décisions et son jugement peuvent faire basculer une famille dans des situations critiques. Et sa seule envie en rentrant le soir c’est de se coucher ou de buller et ne penser à rien. L’action n’est plus le maître mot de sa vie.
Il a perdu son vaste cercle amical parisien lors de son déménagement a Dijon et voit son nouveau cercle amical se désagréger sous l’emprise de la vie et les caprices du destin.
 
Je lui parle ensuite de mon désir de revenir dans la région, d’investir à nouveau une métropole ou je puisse reprendre mon envole, où après 20h il y a encore du monde dans la rue. Et ou tout bouge sans cesse et ou rien ne semble immobile.

Elle ne peut que saluer mon choix et m’encourage, tu es sur la bonne voie. Mais en ce qui concerne ton ange, soit patient, laisse le faire ses choix comme tu l’à toujours fait. N’essaye pas de l’influencer. Il faut en revanche te sentir prêt à te retrouver de nombreuses fois au plus profond du gouffre, et il faudra à nouveau te refaire et remonter, à chaque fois tu n’en seras que plus fort.
 
En ressortant de chez mon amie, je me sens briller,  je ressens un je ne sais quoi… J’ai l’impression d’irradier… Je ne me suis jamais senti aussi bien… Quelque chose a changé en moi, en me replongeant dans mes souvenirs et en les exprimant ai-je réussit à ranimer quelque peu mon vrai moi…
 
19:30. Je passe à proximité de l’Apurimac, mon ange fume sa cigarette à l’extérieur, il ne m’a pas vu arrivé, je tenterai de le surprendre, en vain, il me dit : « Tu es déjà là ! »
Effectivement je suis déjà là et l’informe que je vais l’attendre au café des négociants…

19:26 Écrit par fox | fox | | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |  Facebook | |